Amnésies et évaluation neuropsychologique
Ce cours aborde les concepts clés liés aux différents types d’amnésie, aux outils d’évaluation neuropsychologique et aux critères cliniques permettant de différencier les amnésies…

Quelle évaluation indique que le souvenir de faits généraux (Know) reste intact chez Mme M.G. malgré un déficit de Remember?
Dans le cas de Mme F.G., quelle caractéristique rend son profil atypique par rapport à une amnésie fonctionnelle classique?
Quel critère de l’anamnèse aide à distinguer une amnésie psychologique d’une amnésie neurologique?
Quel questionnaire évalue la perception subjective de changement de mémoire depuis l’âge de 20 ans?
Dans les profils d’amnésie autobiographique épileptique (M.R., K.P., J.K.), quel facteur commun indique une réponse favorable aux traitements pharmacologiques?
Quel domaine du SMAF mesure la capacité à préparer et servir des repas de façon autonome?
Quel item de l’échelle de Hamilton indique que le patient exprime ses états affectifs sans verbalisation directe?
Quel critère de l’anamnèse permet d’évaluer la présence d’anosodiaphorie chez le patient?
Quel test neuropsychologique a été raté chez Mme M.G., suggérant un déficit de mémoire visuo‑spatiale?
Amnésies et évaluation neuropsychologique
Ce cours aborde les concepts clés liés aux différents types d’amnésie, aux outils d’évaluation neuropsychologique et aux critères cliniques permettant de différencier les amnésies fonctionnelles des amnésies neurologiques. Il s’appuie sur des exemples cliniques (Mme M.G., Mme F.G., etc.) pour illustrer les notions théoriques et fournir des repères pratiques aux professionnels de santé.
1. Types de mémoire et leurs altérations
La mémoire se décline en plusieurs systèmes distincts :
- Mémoire de travail : capacité à retenir temporairement des informations pour un usage immédiat.
- Mémoire de consolidation (ou mémoire à long terme) : processus qui stabilise les traces mnésiques après l’encodage.
- Mémoire procédurale : savoir-faire et habitudes automatisées.
- Mémoire sémantique personnelle : connaissances générales et autobiographiques.
Chez Mme M.G., le déficit le plus marqué porte sur la mémoire de consolidation, révélée par de nombreux oublis en rappel différé. Cette observation provient du premier QCM où la réponse correcte était « Mémoire de consolidation ».
2. Distinction entre Remember et Know
Le paradigme R/K (Remember/Know) permet d’évaluer la qualité du souvenir :
- Remember : souvenir détaillé, contexte riche.
- Know : sensation de familiarité sans rappel détaillé.
Dans le cas de Mme M.G., le déficit de Remember coexiste avec un Know préservé, ce qui indique que les faits généraux restent accessibles malgré une difficulté à récupérer les détails autobiographiques. Cette information provient du deuxième QCM.
3. Profil atypique d’une amnésie fonctionnelle
Une amnésie fonctionnelle classique se caractérise généralement par une préservation des fonctions cognitives (mémoire visuelle, exécutif, etc.) et une altération principalement autobiographique. Chez Mme F.G., le profil est atypique car elle présente une mémoire visuelle antérograde déficitaire, contrairement aux réponses habituelles où la mémoire visuelle reste intacte. Cette particularité est soulignée dans le troisième QCM.
4. Critères anamnestiques pour différencier les amnésies
L’anamnèse fournit des indices cruciaux :
- Apparition brutale ou progressive des troubles (favorise une origine neurologique).
- Présence d’anosognosie (méconnaissance du déficit) – plus fréquente en lésions cérébrales.
- Antécédents de lésions cérébrales ou d’épisodes traumatiques.
Le critère le plus discriminant dans notre série est l’apparition brutale ou progressive des troubles, comme indiqué dans le quatrième QCM.
5. Outils d’évaluation subjective de la mémoire
Plusieurs questionnaires mesurent la perception du patient concernant ses capacités mnésiques :
- Échelle de plainte mnésique (EPM) : évalue le changement perçu depuis l’âge de 20 ans.
- Questionnaire d’auto‑évaluation de la mémoire (QAM) – moins utilisé dans les études récentes.
Dans le cinquième QCM, la bonne réponse est l’Échelle de plainte mnésique (EPM).
6. Amnésie autobiographique épileptique et réponse aux traitements
Les cas de M.R., K.P. et J.K. illustrent une forme d’amnésie liée à l’épilepsie. Le facteur commun qui prédit une réponse favorable aux traitements pharmacologiques est la pharmaco‑sensibilité des crises, indépendamment des résultats d’IRM ou des profils neuropsychologiques. Cette donnée provient du sixième QCM.
7. Le SMAF (Système de Mesure de l’Autonomie Fonctionnelle)
Le SMAF évalue plusieurs domaines de l’autonomie quotidienne :
- Mobilité
- Communication
- Gestion du budget
- Préparation des aliments – mesure la capacité à préparer et servir des repas de façon autonome.
Le septième QCM confirme que le domaine concerné est « Préparation des aliments ».
8. Échelle de Hamilton – item affectif non verbal
L’échelle de Hamilton pour la dépression comporte un item qui capture les expressions affectives non verbales (ex. expression faciale, gestes). Cet item permet d’identifier un état émotionnel même en l’absence de verbalisation directe. Le huitième QCM indique que la réponse correcte est « État affectif non verbal (ex. expression faciale) ».
9. Synthèse et bonnes pratiques cliniques
Pour une évaluation neuropsychologique complète des amnésies, il est recommandé de :
- Utiliser à la fois des tests objectifs (R/K, Figure de Rey, etc.) et des questionnaires subjectifs (EPM).
- Analyser l’anamnèse en cherchant les indices de l’apparition des symptômes.
- Intégrer les mesures d’autonomie fonctionnelle (SMAF) pour évaluer l’impact quotidien.
- Considérer la pharmaco‑sensibilité dans les cas d’amnésie épileptique pour orienter le traitement.
En suivant ces étapes, les cliniciens peuvent différencier les amnésies fonctionnelles des amnésies neurologiques, adapter les interventions thérapeutiques et améliorer la prise en charge globale du patient.
