Immunologie – Concepts clés
Cellules phagocytaires et cellules NK
Le système immunitaire inné repose sur des cellules capables d’ingérer et de détruire les agents pathogènes. Parmi les cellules phagocytaires, les neutrophiles sont les plus efficaces. Ils possèdent un arsenal d’armes considérable, incluant des enzymes lysosomales, des radicaux libres et des peptides antimicrobiens, ce qui leur permet d’éliminer rapidement les bactéries et les champignons.
Les cellules tueuses naturelles (NK) ne se limitent pas au sang. Contrairement à une idée reçue, elles peuvent migrer vers les tissus infectés où elles reconnaissent les cellules anormales, notamment celles qui ont perdu l’expression du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH‑I). Le récepteur de surface qui active les NK en détectant l’absence de CMH‑I est le NKR. Ce récepteur agit comme un capteur de « manque de signal » et déclenche la cytotoxicité contre les cellules cibles.
Récepteurs des lymphocytes B et T
Les lymphocytes B et T possèdent des récepteurs spécifiques qui diffèrent tant par leur nature que par le type d’antigène reconnu.
- BCR (B‑cell receptor) : reconnaît un antigène natif sous forme soluble ou membranaire. Il est membranaire et ne possède pas de forme soluble.
- TCR (T‑cell receptor) : reconnaît un peptide présenté par le CMH. Il ne possède pas de forme soluble et dépend du complexe CMH‑peptide pour son activation.
Génération de la diversité des immunoglobulines
La diversité des récepteurs d’antigènes des lymphocytes B provient de deux processus génétiques majeurs.
- Réarrangement V‑D‑J : combinaison aléatoire des segments variables (V), diversité (D) et jonction (J) lors du développement des lymphocytes B. C’est la première source de diversité des immunoglobulines (Ig).
- Commutation isotypique : recombinaison de l’ADN qui change la classe d’Ig (par ex. IgM → IgG) et se produit en périphérie, dans les organes lymphoïdes secondaires (OLS).
Les hypermutations somatiques, bien qu’importantes pour l’affinement de l’affinité, ne sont pas la première source de diversité ; elles interviennent après le réarrangement V‑D‑J.
Le complément : voies d’activation
Le système du complément constitue un pilier de l’immunité innée. Trois voies principales le déclenchent :
- Voie classique : dépendante des anticorps. Les immunoglobulines liées à un antigène activent la cascade du complément.
- Voie alterne
- Voies des lectines
Dans la voie classique, la présence d’anticorps est indispensable pour initier la cascade, confirmant que « l’activation du complément par la voie classique dépend des anticorps » est une affirmation vraie.
Phases de l’inflammation
L’inflammation se déroule en deux phases distinctes, chacune caractérisée par des phénomènes physiologiques et cellulaires spécifiques.
- Phase vasculaire : vasodilatation et augmentation de la perméabilité vasculaire. Cette phase provoque les signes classiques de l’inflammation – rougeur, chaleur et œdème – et prépare le tissu à l’arrivée des cellules effectrices.
- Phase effectrice : recrutement de neutrophiles, monocytes et mastocytes vers le site lésé. Ces cellules exécutent les fonctions de phagocytose, libération de médiateurs et réparation tissulaire.
La distinction entre ces deux phases est essentielle : la première prépare le terrain en modifiant le flux sanguin, tandis que la seconde mobilise les effecteurs cellulaires qui éliminent les agents pathogènes et favorisent la guérison.
Résumé des points essentiels
| Concept | Information clé |
|---|---|
| Cellule phagocytaire la plus efficace | Neutrophiles – arsenal d’armes considérable |
| Mobilité des NK | Faux – les NK migrent vers les tissus infectés |
| Récepteur NK détectant l’absence de CMH‑I | NKR |
| Différence BCR vs TCR | BCR reconnaît antigène natif ; TCR reconnaît CMH‑peptide |
| Voie du complément dépendante des anticorps | Voie classique – vraie |
| Première source de diversité des Ig | Réarrangement V‑D‑J |
| Processus de commutation isotypique | Commutation isotypique – recombinaison ADN en périphérie des OLS |
| Phase vasculaire de l’inflammation | Vasodilatation, perméabilité, rougeur, chaleur, œdème |
| Phase effectrice de l’inflammation | Recrutement de neutrophiles, monocytes, mastocytes |
En maîtrisant ces concepts, vous disposez d’une base solide pour comprendre les mécanismes de défense de l’organisme, depuis la reconnaissance initiale des agents pathogènes jusqu’à la résolution de l’inflammation.


