La crise de 1929 – Aperçu général
Le jeudi noir, le 24 octobre 1929, marque le déclencheur immédiat de la crise de 1929. Ce krach boursier a provoqué une chute brutale des cours des actions aux États‑Unis, entraînant une onde de choc qui s’est propagée à l’ensemble du système financier mondial.
Causes profondes
Deux facteurs structurels ont préparé le terrain :
- Surproduction : les économies industrielles produisaient bien au‑delà de la demande réelle, créant un excédent qui a fini par s’accumuler.
- Bulle spéculative : la confiance excessive des investisseurs a gonflé les prix des actions bien au‑dessus de leur valeur fondamentale.
Propagation internationale
La diffusion de la crise américaine a entraîné une désorganisation du commerce international. Le commerce mondial s’est désorganisé, aggravant la crise dans de nombreux pays. Parallèlement, l’effondrement du crédit a limité le financement des entreprises, amplifiant la contraction économique.
Conséquences géographiques différenciées
Amérique latine vs Europe
En Amérique latine, la crise a conduit à un renforcement du contrôle de l’État. Les gouvernements ont accru leur rôle dans l’économie, cherchant à stabiliser les marchés internes et à protéger les productions agricoles. En Europe, la crise s’est traduite par un chômage massif, créant des tensions sociales et politiques majeures.
L’« exception soviétique »
L’URSS a maintenu son commerce intérieur, échappant en grande partie aux effets de la crise mondiale grâce à une économie planifiée et à une moindre dépendance aux marchés externes.
Réponses politiques aux États‑Unis
Premières mesures gouvernementales
Les États‑Unis ont rapidement mis en place les premières politiques de lutte contre la crise. Ces programmes d’aide et de régulation visaient à stabiliser le système bancaire, à soutenir l’agriculture et à relancer la demande intérieure.
Le New Deal et l’État‑Providence
Le New Deal de Franklin D. Roosevelt a instauré l’État‑Providence. Cette transformation a introduit des mécanismes de protection sociale, des réformes du travail et des programmes de travaux publics destinés à réduire le chômage et à revitaliser l’économie.
Impact idéologique
Contrairement à l’affirmation selon laquelle la crise n’aurait entraîné aucun bouleversement idéologique, elle a en réalité suscité de profondes remises en question politiques. Les échecs du libéralisme économique ont alimenté le débat sur le rôle de l’État dans la régulation économique.
Développements en Europe
Allemagne et Italie
En Allemagne, la crise économique a évolué vers une crise sociale puis politique, facilitant l’ascension du nazisme. En Italie, la crise économique a coïncidé avec une conquête militaire, notamment l’expansion en Éthiopie, renforçant le régime fasciste de Mussolini.
Naissance du fascisme
Le mouvement politique né en Italie entre 1919 et 1922 est le fascisme de Mussolini. Ce parti a consolidé le pouvoir autoritaire et a promu une idéologie nationaliste et militariste.
Impact sur les économies agricoles et les pays en développement
Il est faux de penser que la crise de 1929 n’a affecté que les pays industrialisés. Les économies agricoles, ainsi que de nombreux pays en développement, ont également subi des chocs sévères, notamment par la chute des prix des produits de base et la réduction des exportations.
Résumé des points clés
- Le jeudi noir déclenche le krach boursier de 1929.
- Surproduction et bulle spéculative sont les causes profondes.
- La désorganisation du commerce international et l’effondrement du crédit amplifient la crise.
- En Amérique latine, la crise renforce le contrôle étatique ; en Europe, elle engendre un chômage massif.
- L’URSS maintient son commerce intérieur, constituant une « exception soviétique ».
- Les États‑Unis réagissent avec le New Deal et l’instauration de l’État‑Providence.
- La crise provoque des bouleversements idéologiques, notamment la montée du nazisme en Allemagne et du fascisme en Italie.
- Les économies agricoles et les pays en développement ne sont pas épargnés par la crise.


