
Traumatismes du membre inférieur
Ce cours en ligne, destiné aux médecins généralistes, aux orthopédistes et aux étudiants en médecine, reprend les notions essentielles des traumatismes du membre inférieur. Il s’appuie sur…

Quelle est la prise en charge orthopédique recommandée pour une fracture avulsion déplacée de plus de 2 cm du bassin ?
Dans les règles d’Ottawa, quel critère justifie l’imagerie du genou chez un patient de 60 ans après un traumatisme ?
Quel signe clinique est caractéristique d’une rupture du tendon d’Achille ?
Quelle est la principale complication à surveiller après réduction d’une luxation postérieure de la hanche ?
Quel type de fracture du col du fémur présente le plus grand risque de nécrose de la tête fémorale ?
Quel examen d’imagerie est recommandé en urgence pour confirmer une suspicion de rupture du LCA chez un sportif ?
Quelle est la prise en charge orthopédique typique d’une fracture du plateau tibial non déplacée ?
Quel facteur clinique indique une possible luxation du genou avec lésion des ligaments croisés ?
Quelle est la durée recommandée de la rééducation après une fracture du col du fémur de type Garden I ?
Traumatismes du membre inférieur – Guide complet pour les professionnels de santé
Ce cours en ligne, destiné aux médecins généralistes, aux orthopédistes et aux étudiants en médecine, reprend les notions essentielles des traumatismes du membre inférieur. Il s’appuie sur les questions d’un questionnaire type et fournit des explications détaillées, des rappels de pratique clinique et des conseils SEO pour optimiser le référencement de votre site médical.
1. Disjonction sacro‑iliaque et risque urinaire
Concept clé : La disjonction sacro‑iliaque est la forme la plus sévère de luxation du sacro‑ilium. Elle sépare complètement les surfaces articulaires, créant un large espace qui peut comprimer le canal urétral.
- Symptômes : douleur pelvienne intense, instabilité du bassin, hématurie ou troubles urinaires.
- Diagnostic : radiographie en incidence oblique, scanner 3D ou IRM pour visualiser la séparation des surfaces.
- Prise en charge : réduction orthopédique d’urgence suivie d’une immobilisation pelvienne, puis surveillance urologique.
À retenir : Disjonction = séparation → risque urinaire élevé.
2. Fracture d’avulsion du bassin déplacée (>2 cm)
Une avulsion du bassin qui dépasse 2 cm ne se consolide pas avec le repos ou le plâtre. La réduction anatomique est indispensable.
- Indication chirurgicale : déplacement >2 cm, instabilité mécanique, risque de non‑union.
- Technique : fixation par vis ou plaque selon la localisation (épine iliaque, tubérosité du grand trochanter, etc.).
- Rééducation : mobilisation précoce sous contrôle, charge progressive à partir de la 6ᵉ semaine.
À retenir : >2 cm → chirurgie immédiate.
3. Règles d’Ottawa – Imagerie du genou chez le patient de 60 ans
Les règles d’Ottawa sont un outil de décision clinique qui aide à identifier les traumatismes nécessitant une imagerie.
- Critère déclencheur principal : âge >55 ans, même en l’absence de signes locaux spécifiques.
- Application pratique : chez un patient de 60 ans avec un traumatisme du genou, prescrire immédiatement une radiographie ou une IRM selon le contexte.
- Avantage : réduction du risque de lésions non diagnostiquées chez les patients âgés, qui ont une densité osseuse diminuée.
À retenir : âge >55, critère déclencheur.
4. Rupture du tendon d’Achille – Signe de Thompson
Le signe de Thompson est l’examen clinique de référence pour suspecter une rupture du tendon d’Achille.
- Manœuvre : compression du mollet du patient en position assise ou couchée ; si le pied ne se dresse pas, le signe est positif.
- Signes associés : ecchymose au niveau du tendon, perte de la capacité à pousser sur le pied, douleur à la palpation du bord postérieur du calcanéum.
- Imagerie : échographie ou IRM pour confirmer la rupture et évaluer le degré de rétraction des fragments tendineux.
À retenir : Thompson = pied qui ne se lève.
5. Luxation postérieure de la hanche – Complication majeure
Après une luxation postérieure de la hanche, la complication la plus redoutée est la nécrose de la tête fémorale.
- Mécanisme : interruption de l’apport sanguin de l’artère médaillonnaire fémorale, entraînant une ischémie prolongée.
- Surveillance : IRM précoce (dans les 24‑48 h) pour détecter les signes d’avascularité, puis contrôle radiographique à 6 semaines et 3 mois.
- Traitement : réduction rapide sous anesthésie, suivi d’une immobilisation et d’une rééducation adaptée. En cas de nécrose avérée, prothèse totale de hanche peut être envisagée.
À retenir : tête fémorale = risque nécrose.
6. Fracture cervicale du fémur – Risque de nécrose selon la classification de Garden
Les fractures cervicales vraies, classées Garden III‑IV, sont les plus à risque de nécrose de la tête fémorale.
- Classification Garden :
- Garden I : fissure non déplacée.
- Garden II : fissure avec léger déplacement.
- Garden III : déplacement complet, mais la tête reste en place.
- Garden IV : fracture complète avec déplacement total de la tête.
- Implication vasculaire : la fracture compromet l’artère médaillonnaire, augmentant le risque d’avascularité.
- Prise en charge : réduction fermée ou fixation interne (vis ou clou) selon le type, suivi d’une surveillance radiologique et IRM.
À retenir : Garden III‑IV = vascularité coupée.
7. Imagerie d’urgence pour suspicion de rupture du ligament croisé antérieur (LCA)
L’IRM du genou est l’examen de choix pour confirmer une rupture du LCA chez le sportif.
- Pourquoi l’IRM ? Elle visualise directement les fibres ligamentaires, détecte les lésions méniscales associées et évalue l’état du cartilage.
- Alternative : l’échographie n’est pas fiable pour le LCA, la radiographie ne montre que les lésions osseuses.
- Protocole : séquence T2* et PD‑FS en coupe sagittale et corono‑sagittale pour une évaluation complète.
IRM = image des ligaments, pas de rayons X.
8. Fracture du plateau tibial non déplacée – Traitement conservateur
Lorsque le plateau tibial n’est pas déplacé, la fracture est stable et se traite sans chirurgie.
- Attelle sans appui : 60‑90 jours d’immobilisation légère, aucune charge directe pendant cette période.
- Rééducation : mobilisation passive dès la 3ᵉ semaine, renforcement musculaire progressif à partir de la 6ᵉ semaine.
- Suivi radiologique : contrôle à 2 semaines puis à 6 semaines pour s’assurer de la consolidation.
À retenir : Stable → attelle, pas de charge, 2‑3 mois.
9. Synthèse des points clés pour la pratique clinique
Voici un rappel rapide des notions essentielles à retenir pour chaque type de traumatisme du membre inférieur étudié :
- Disjonction sacro‑iliaque : risque urinaire élevé – surveiller la fonction vésicale.
- Avulsion du bassin >2 cm : chirurgie d’urgence – fixation anatomique.
- Règles d’Ottawa : âge >55 ans déclenche l’imagerie du genou.
- Signe de Thompson : rupture du tendon d’Achille suspectée.
- Luxation postérieure de la hanche : surveiller la nécrose de la tête fémorale.
- Fracture cervicale du fémur (Garden III‑IV) : haut risque de nécrose – suivi IRM.
- Rupture du LCA : IRM du genou en urgence.
- Plateau tibial non déplacé : traitement conservateur avec attelle sans appui.
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