Rhumatologie de la hanche - diagnostic et prise en charge
La hanche est une articulation porteuse de poids, essentielle à la mobilité quotidienne. Les pathologies de cette articulation, qu’elles soient dégénératives, inflammatoires ou traumatiques,…

Lors d'une radiographie de hanche en profil de Dunn, quel type de pathologie cherche-t-on principalement à mettre en évidence ?
Quel critère d'index algofonctionnel indique une indication à la chirurgie de la hanche (prothèse) ?
Quel test clinique consiste à placer le patient en décubitus latéral, fléchir la hanche puis ajouter une rotation interne pour déclencher la douleur du moyen fessier ?
Quelle est la principale différence radiologique entre la coxarthrose et la coxite inflammatoire ?
Quel facteur de risque est spécifiquement associé à l'ostéonécrose de la tête fémorale ?
Lors de l'examen de la marche, quel paramètre est considéré comme le plus précieux pour identifier une boiterie ?
Quel examen d'imagerie est considéré comme le choix de référence lorsqu'une ostéonécrose de la tête fémorale est suspectée mais non confirmée radiologiquement ?
Quel signe clinique, déclenché par la flexion de la hanche et l'abduction contrariée, indique une tendinopathie du moyen fessier ?
Quel critère radiologique caractérise une coxarthrose destructrice rapide (PTH) ?
Introduction à la rhumatologie de la hanche
La hanche est une articulation porteuse de poids, essentielle à la mobilité quotidienne. Les pathologies de cette articulation, qu’elles soient dégénératives, inflammatoires ou traumatiques, requièrent une connaissance précise des signes cliniques, des examens d’imagerie et des critères thérapeutiques. Ce cours synthétise les concepts clés évalués dans le questionnaire, en les structurant de façon pédagogique et optimisée pour le référencement (SEO).
1. Signes cliniques de la faiblesse du moyen fessier
Boiterie de Trendelenburg
Le signes de Trendelenburg indique une faiblesse du moyen fessier et un défaut de verrouillage du bassin en charge. Lorsqu’un patient soulève la jambe opposée, le bassin du côté de la hanche affectée s’abaisse, révélant la boiterie.
- Pourquoi c’est important : Ce signe oriente le diagnostic vers une atteinte de la musculature de la hanche ou une pathologie articulaire avancée.
- Comment le retenir : Trendelenburg = "Trend" (tendance) du bassin à s’incliner.
2. Radiographie de Dunn : objectif principal
La vue en profil de Dunn expose le col fémoral et l’avant de l’acétabulum. Elle est principalement utilisée pour détecter le conflit fémoro‑acétabulaire antérieur (FAI).
- Cette projection met en évidence le contact anormal entre le col et le rebord antérieur de l’acétabulum.
- Elle n’est pas destinée à diagnostiquer l’ostéonécrose, la coxarthrose avancée ou les fractures du col fémoral.
Astuce mnémotechnique : Dunn = D (détecte) + AN (antérieur) + N (nouveau) → conflit antérieur.
3. Index algofonctionnel : seuil chirurgical
L’index algofonctionnel mesure la sévérité de la douleur et la limitation fonctionnelle de la hanche. Un score supérieur à 12 constitue le critère d’indication à la prothèse totale de hanche.
- Valeur ≤ 8 : prise en charge conservatrice.
- Valeur > 12 : envisager la chirurgie.
Méthode de mémorisation : « 12 » → « douze » = « dou**u**ze » → douleur forte, donc chirurgie.
4. Manœuvre clinique de Flebberg
Cette manœuvre consiste à placer le patient en décubitus latéral, fléchir la hanche puis ajouter une rotation interne. Elle déclenche la douleur du moyen fessier, caractéristique d’une atteinte du moyen fessier.
- Étapes :
- Patient sur le côté (décubitus latéral).
- Flexion de la hanche testée.
- Rotation interne.
- Résultat positif : douleur du moyen fessier.
Mnémotechnique : Flebberg = Fléchir, Lateral, Rotation interne, Déclenche la douleur du Moyen fessier.
5. Différence radiologique entre coxarthrose et coxite inflammatoire
La coxarthrose se caractérise par la présence d’ostéophytes (excroissances osseuses). En revanche, la coxite inflammatoire montre surtout des érosions et des géodes, sans ostéophytes.
- Coxarthrose : ostéophytes, sclérose sous‑chondrale, rétrécissement de l’interligne.
- Coxite inflammatoire : érosions marginales, géodes, parfois élargissement de l’interligne.
Astuces : « O pour Ostéo‑phytes, O pour Ostéo‑arthrose ».
6. Facteur de risque de l'ostéonécrose de la tête fémorale
Le facteur de risque le plus spécifiquement associé à l’ostéonécrose de la tête fémorale est la consommation excessive d’alcool. L’alcool favorise la stéatose médullaire et la thrombose vasculaire, interrompant l’irrigation sanguine de la tête fémorale.
- Autres facteurs (luxation, sport d’endurance, obésité) ne sont pas spécifiquement liés.
Mnémotechnique : « A‑L‑E » – seul le A (Alcool) est vrai.
7. Paramètre de marche le plus précieux pour identifier une boiterie
Lors de l’examen de la marche, la phase d’appui du membre douloureux est le paramètre le plus fiable. Une réduction de cette phase indique que le patient compense la douleur en limitant le temps où le pied douloureux reste au sol.
- Amplitude de flexion, vitesse globale ou longueur du pas opposé sont moins spécifiques.
Rappel : « Appui » = « Aide » à détecter la boiterie.
8. Imagerie de référence pour l'ostéonécrose suspectée
Lorsque l’ostéonécrose de la tête fémorale est suspectée mais non visible sur les radiographies standards, l’IRM sans injection de gadolinium est l’examen de choix. Elle révèle les changements précoces du tissu osseux et de la moelle.
- L’échographie, le scanner 3D et la scintigraphie osseuse sont moins sensibles pour ce diagnostic précoce.
Mnémotechnique : « IRM = Imagerie Révélatrice de la Mort » (nécrose = mort du tissu).
Conclusion
Ce cours a couvert les principaux aspects de la rhumatologie de la hanche, depuis les signes cliniques (boiterie de Trendelenburg, manœuvre de Flebberg) jusqu’aux critères d’imagerie (vue de Dunn, IRM) et aux indicateurs fonctionnels (index algofonctionnel). En maîtrisant ces concepts, les médecins généralistes peuvent orienter rapidement leurs patients vers les investigations appropriées et, le cas échéant, envisager une prise en charge chirurgicale.
Pour approfondir, consultez les ressources spécialisées en orthopédie et en imagerie musculo‑squelettique, et n’hésitez pas à intégrer ces repères mnémotechniques dans votre pratique quotidienne.
