Psychocriminologie et expertise judiciaire
La psychocriminologie étudie les liens entre les processus psychiques et les comportements criminels. Elle fournit des outils indispensables aux experts judiciaires pour analyser la…

Dans la première topique freudienne, quelle est la catégorie située entre l’inconscient et le conscient?
Quel stade du développement psycho‑affectif est caractérisé par la zone érogène bucco‑labiale et l’objet pulsionnel du sein?
Selon la psychocriminologie, le passage à l’acte criminel est considéré comme:
Quel type d’expertise vise à évaluer la dangerosité d’un auteur avant une éventuelle libération?
Dans le modèle de Bergeret, quel fonctionnement est associé à une domination de l’instance du ça?
Quel mécanisme de défense implique la division de l’objet en « bon » et « mauvais »?
Quel facteur n’est pas cité comme indicateur de volonté de changement chez l’auteur d’un crime?
Quelle est la différence principale entre violence « de » l’adolescence et violence « à » l’adolescence selon Marty?
Quel stade psychosexuel introduit la différenciation du « dedans » et du « dehors » d’un objet?
Dans la logique juridique, quel article du Code pénal français prévoit l’absence de responsabilité pénale en cas d’ablation du discernement?
Quel terme désigne la capacité du sujet à contenir l’excitation sexuelle à l’adolescence?
Quel type de violence, selon Houssier, est associé à une rage narcissique dirigée vers le monde extérieur?
Quel mécanisme de défense est le plus fréquemment associé aux psychoses selon le texte?
Quel concept freudien désigne la pulsion de désir inconscient liée au « ça »?
Quel facteur de risque est mentionné comme aggravant la violence « à » l’adolescence lorsqu’il y a une mauvaise enfance?
Quel type d’expertise implique l’étude de la personnalité, des mécanismes de défense et de la réadaptation du sujet?
Quel terme décrit la fusion mal différenciée entre l’enfant et un autre objet, typique de l’inceste?
Quel type de défense est décrit comme « refus de reconnaître la réalité »?
Quel facteur est indiqué comme essentiel pour que l’adolescent puisse passer de l’excitation à la pensée plutôt qu’à l’acte?
Quel type de violence, selon la distinction de Houssier, implique un sentiment de culpabilité et un désir de réparation?
Quel concept décrit la capacité du sujet à différencier les objets « bons » et « mauvais » dans le cadre des mécanismes de défense?
Quel type d’expertise est réalisé avant le jugement pour rechercher des anomalies mentales ou une irresponsabilité?
Introduction à la psychocriminologie et à l’expertise judiciaire
La psychocriminologie étudie les liens entre les processus psychiques et les comportements criminels. Elle fournit des outils indispensables aux experts judiciaires pour analyser la personnalité, les mécanismes de défense et la dangerosité des auteurs d’infractions. Ce cours reprend les notions essentielles testées dans le questionnaire, afin de vous offrir une compréhension approfondie et SEO‑optimisée des concepts clés.
Les mécanismes de défense
Projection
La projection consiste à attribuer à autrui une pulsion ou un sentiment qui appartient au sujet. Ainsi, le sujet déplace son impulsion vers un objet externe plutôt que de l’accepter en lui-même.
- Exemple clinique : un individu qui ressent de la colère envers son supérieur peut l’accuser d’être hostile.
- Rôle en criminologie : la projection peut expliquer la justification externe d’actes violents.
Clivage
Le clivage divise l’objet (personne, situation) en deux catégories opposées : bon et mauvais. Ce mécanisme est fréquent dans les troubles de la personnalité borderline et dans certaines formes de psychose.
- Conséquence : difficulté à intégrer les nuances et à développer des relations stables.
- En contexte judiciaire : le clivage peut conduire à des actes extrêmes contre l’« ennemi » perçu comme totalement mauvais.
Les structures psychiques selon Freud
La première topique : le préconscient
Dans la première topique freudienne, trois systèmes sont décrits : le conscient, le inconscient et le préconscient. Le préconscient regroupe les contenus mentaux qui ne sont pas actuellement conscients mais qui peuvent le devenir facilement (ex. souvenirs accessibles).
- Fonction : pont entre l’inconscient et le conscient, facilitant la récupération d’informations.
- Importance en expertise : le préconscient peut contenir des souvenirs pertinents pour l’enquête.
Les stades du développement psycho‑affectif
Stade oral
Le stade oral (0‑18 mois) se caractérise par la zone érogène bucco‑labiale et l’objet pulsionnel du sein. La satisfaction des besoins oraux influence le sentiment de sécurité et la capacité à établir des liens d’attachement.
- Pathologie possible : fixation orale pouvant se manifester par des comportements de dépendance ou de recherche de gratification orale.
- Lien avec la criminalité : une fixation non résolue peut favoriser des comportements impulsifs ou de recherche de gratification immédiate.
Modèles théoriques de la psychocriminologie
Le modèle de Bergeret
Bergeret propose que la domination de l’instance du ça conduit à un fonctionnement psychotique. Le ça représente les pulsions instinctives, et lorsqu’il n’est pas régulé par le moi et le surmoi, le sujet peut perdre le contact avec la réalité.
- Manifestations : hallucinations, délires, comportements désorganisés.
- Application judiciaire : identifier une possible psychose aide à déterminer la responsabilité pénale.
Le passage à l’acte criminel
Selon la psychocriminologie, le passage à l’acte n’est pas simplement le résultat d’un facteur génétique ou d’une mauvaise éducation. Il est considéré comme un équivalent symptomatique du sujet, reflétant ses conflits internes, ses mécanismes de défense et son niveau de régulation psychique.
- Implication : l’acte criminel devient un symptôme révélateur d’un trouble psychique sous‑jacent.
- Conséquence pour l’expertise : l’analyse doit aller au-delà de la simple description factuelle pour explorer les dynamiques psychiques.
Les types d’expertise judiciaire
Expertise post‑sentencielle
L’expertise post‑sentencielle vise à évaluer la dangerosité d’un auteur après condamnation, notamment avant une éventuelle libération conditionnelle. Elle examine la stabilité du trouble, le risque de récidive et les besoins de suivi thérapeutique.
- Objectifs : garantir la sécurité publique et proposer des mesures de réinsertion adaptées.
- Méthodes : entretiens cliniques, tests psychométriques, analyse du parcours criminel.
Indicateurs de volonté de changement
Parmi les critères évalués pour mesurer la motivation à changer, l’absence de toute culpabilité n’est pas un indicateur fiable. Au contraire, la reconnaissance du délit, la prise de conscience de l’anormalité de l’acte et la spontanéité du geste sont des signes plus pertinents.
- Reconnaissance du délit : montre une prise de responsabilité.
- Reconnaissance de l’acte comme anormal : indique une prise de conscience morale.
- Spontanéité de l’acte : reflète une capacité à agir sans impulsion incontrôlée.
Conclusion
Ce cours a synthétisé les concepts fondamentaux de la psychocriminologie et de l’expertise judiciaire, en s’appuyant sur les questions du questionnaire. La maîtrise de ces notions permet aux professionnels du droit et de la santé mentale d’interpréter les comportements criminels sous l’angle psychologique, d’évaluer la dangerosité et de proposer des mesures de prévention et de réinsertion adaptées.
