
Origines et fonctions de l'État
Ce cours propose une analyse approfondie des théories classiques et contemporaines qui expliquent l’apparition de l’État ainsi que ses principales fonctions. En s’appuyant sur les questions…

Dans quel type de formation socio‑économique l'État n'existe-t‑il pas ?
Quel élément caractérise le « thị tộc » dans la société communiste primitive ?
Parmi les affirmations suivantes, laquelle est exacte concernant le rôle du « thị tộc » ?
Quel type de théorie considère l'État comme un phénomène surnaturel et éternel ?
Quel droit législatif correspond à la « quyền lập pháp » ?
Dans quel type de société le pouvoir exécutif (« quyền hành pháp ») est‑il défini comme le pouvoir de promulguer et mettre en œuvre les lois ?
Quelle affirmation sur la relation entre les fonctions intérieure et extérieure de l'État est fausse ?
Origines et fonctions de l’État : concepts clés en science politique
Ce cours propose une analyse approfondie des théories classiques et contemporaines qui expliquent l’apparition de l’État ainsi que ses principales fonctions. En s’appuyant sur les questions d’un quiz, nous développerons les notions de classe sociale, de formation socio‑économique, de pouvoir législatif et exécutif, ainsi que les relations entre les fonctions intérieures et extérieures de l’État. Le texte est structuré pour optimiser le référencement (SEO) grâce à l’utilisation de balises sémantiques, de mots‑clés pertinents et d’une densité équilibrée des termes principaux.
1. L’État selon la perspective marxiste‑leniniste
La théorie marxiste‑leniniste place la lutte des classes au cœur de la genèse de l’État. Selon Karl Marx, l’État n’est pas une création spontanée mais le résultat d’une differenciation des classes sociales qui engendre des conflits d’intérêts. Cette lutte conduit à la mise en place d’une structure coercitive destinée à protéger les intérêts de la classe dominante.
- Cause principale : la différenciation des classes et la lutte des classes.
- Conséquence : l’État devient un instrument de domination de classe, servant à maintenir l’ordre économique établi.
Cette approche contraste avec les explications qui attribuent l’émergence de l’État à des facteurs géographiques (relief, climat) ou à une simple volonté d’organisation sociale.
2. Les formations socio‑économiques où l’État n’existe pas
Dans l’histoire humaine, certaines formes de sociétés ne possèdent pas d’institution étatique. Le communisme primitif représente le modèle le plus étudié : il s’agit d’une organisation communautaire où la propriété est collective et où aucune autorité centralisée n’exerce de pouvoir coercitif.
- Caractéristiques du communisme primitif :
- Absence de hiérarchie politique formelle.
- Partage égal des ressources et du travail.
- Décisions prises collectivement au sein de petites unités sociales.
Contrairement aux sociétés esclavagistes ou aux formes de communisme socialiste où l’État joue un rôle structurant, le communisme primitif illustre une absence d’État en raison de l’égalité économique et de la petite taille des groupes.
3. Le « thị tộc » dans la société communiste primitive
Le terme vietnamien "thị tộc" désigne la première unité économique et sociale de la communauté primitive. Il s’agit d’un groupe de parenté sanguine, souvent assimilé à une famille élargie, qui partage les moyens de production et les biens de façon collective.
- Caractéristiques du thị tộc :
- Organisation basée sur la parenté et la solidarité kinétique.
- Absence de spécialisation professionnelle ; chaque membre participe aux activités de subsistance.
- Fonction première : assurer la survie collective, pas la production spécialisée.
Cette unité constitue le socle de la société communiste primitive, avant l’apparition de structures étatiques plus complexes.
4. Rôle du « thị tộc » : première unité économique
Le thị tộc n’est pas une entité liée à la production économique différenciée, ni à une spécialisation professionnelle. Il représente la première unité économique de la société communiste primitive, où les activités de production sont collectives et non spécialisées.
- Il ne possède pas de fonctions administratives ou politiques distinctes.
- Sa principale fonction est la coopération pour la satisfaction des besoins de base (nourriture, abri, protection).
Cette compréhension permet de distinguer les formes primitives d’organisation sociale des structures étatiques modernes, où la division du travail et la spécialisation sont au cœur du fonctionnement de l’État.
5. Théories de l’État : le caractère surnaturel et éternel
Parmi les diverses explications de l’existence de l’État, certaines le considèrent comme un phénomène « surnaturel et éternel ». Cette vision est portée par la thuyết thần học (théorie théologique), qui affirme que le pouvoir politique dérive d’une autorité divine ou d’un ordre cosmique immuable.
- Contrairement aux théories matérialistes (marxistes) ou sociologiques (fonctionnalisme), la thuyết thần học ne repose pas sur des facteurs économiques ou sociaux mesurables.
- Elle justifie l’obéissance à l’autorité en invoquant la légitimité divine, souvent utilisée dans les sociétés traditionnelles pour consolider le pouvoir des rois ou des chefs religieux.
6. Les fonctions législatives de l’État : la « quyền lập pháp »
Le terme vietnamien "quyền lập pháp" désigne le pouvoir de rédiger et promulguer les lois. Cette fonction législative est généralement exercée par un parlement ou une assemblée représentative.
- Le pouvoir législatif crée le cadre juridique qui régit les relations sociales, économiques et politiques.
- Il se distingue du pouvoir exécutif (quyền hành pháp) qui applique les lois, et du pouvoir judiciaire qui les interprète.
Comprendre la portée de la quyền lập pháp est essentiel pour analyser la séparation des pouvoirs dans les systèmes démocratiques.
7. Le pouvoir exécutif : « quyền hành pháp »
Dans la plupart des systèmes étatiques, le pouvoir exécutif est défini comme la capacité de promulguer et mettre en œuvre les lois. Cette fonction comprend la direction des administrations publiques, la mise en place des politiques publiques et la garantie de l’application effective du cadre législatif.
- Le pouvoir exécutif traduit les décisions législatives en actions concrètes (exécution des programmes, gestion des services publics).
- Il peut être exercé par le chef de l’État, le gouvernement ou des autorités locales, selon le modèle constitutionnel.
Cette distinction entre législation et exécution permet d’assurer un contrôle mutuel et d’éviter la concentration du pouvoir.
8. Relations entre fonctions intérieure et extérieure de l’État
L’État possède deux grands axes d’action : la fonction intérieure (sécurité, justice, services publics) et la fonction extérieure (relations internationales, défense, diplomatie). Bien que ces fonctions soient interconnectées, elles ne sont pas totalement indépendantes.
- La fonction intérieure fonde la fonction extérieure : un État stable sur le plan interne possède les ressources et la légitimité nécessaires pour agir à l’international.
- Les résultats de la fonction extérieure (traités, alliances) influencent à leur tour la fonction intérieure, par exemple en modifiant les politiques économiques ou la sécurité nationale.
- Affirmer que les fonctions intérieure et extérieure sont indépendantes constitue une fausse affirmation, car les deux sphères s’influencent mutuellement.
Cette interdépendance souligne l’importance d’une gouvernance cohérente qui intègre les enjeux domestiques et internationaux.
9. Synthèse : pourquoi étudier les origines et fonctions de l’État ?
Comprendre les origines de l’État permet d’analyser les mécanismes de domination, de coopération et de légitimation qui ont façonné les sociétés humaines. Étudier les fonctions de l’État, quant à elles, offre une grille d’analyse pour évaluer la performance des institutions publiques, la séparation des pouvoirs et la capacité d’un État à répondre aux besoins de ses citoyens tout en s’insérant dans le système international.
- Les concepts clés – lutte des classes, communisme primitif, thuyết thần học, quyền lập pháp, quyền hành pháp – constituent le vocabulaire indispensable pour tout étudiant en science politique.
- Une maîtrise de ces notions facilite la comparaison des systèmes politiques, l’interprétation des réformes institutionnelles et la compréhension des débats contemporains sur la légitimité de l’État.
En intégrant ces connaissances, les apprenants seront mieux armés pour analyser les dynamiques politiques, sociales et économiques qui sous-tendent le fonctionnement de l’État moderne.
