← Retour aux quizQuiz gratuit

Muscles sus et sous hyoïdiens du cou

Le cou regroupe un ensemble de muscles très spécifiques qui jouent un rôle crucial dans la déglutition, la phonation et la respiration. Ces muscles sont classés selon leur position par…

10 questions~5 min
Muscles sus et sous hyoïdiens du cou — Qwi
0 / 10
Score: 0%
1

Quel muscle sus hyoïdien s'insère sur la face antérieure du corps de l'os hyoïde et se termine sur l'épine mentonnière inférieure de la mandibule ?

2

Quel est le rôle principal des muscles sus hyoïdiens dans la déglutition ?

3

Le muscle sterno-cleido-hyoïdien s'étend entre quels deux points d'insertion ?

4

Quel muscle sous hyoïdien poursuit le muscle sténo-thyroïdien au-dessus de la crête oblique ?

5

Parmi les muscles suivants, lequel n'appartient pas aux muscles sus hyoïdiens ?

6

Quel est l'effet principal des muscles sous hyoïdiens sur le larynx ?

7

Le muscle omo-hyoïdien possède quel type d'architecture musculaire ?

8

Quel espace anatomique est délimité par les muscles sterno-cleido-hyoïdien et sterno-thyroïdien des deux côtés ?

9

Quel muscle sus hyoïdien naît de la base de l’apophyse styloïde et se termine à la partie externe du corps de l’os hyoïde ?

10

Quel muscle sous hyoïdien naît de la face externe du minibrium sternale et s’insère sur la ligne oblique externe du cartilage thyroïde ?

Introduction aux muscles sus‑ et sous‑hyoïdiens du cou

Le cou regroupe un ensemble de muscles très spécifiques qui jouent un rôle crucial dans la déglutition, la phonation et la respiration. Ces muscles sont classés selon leur position par rapport à l’os hyoïde : les muscles sus‑hyoïdiens (au‑dessus du corps de l’hyoïde) et les muscles sous‑hyoïdiens (sous l’hyoïde). Cette leçon détaille leur anatomie, leurs insertions, leurs fonctions principales et les repères cliniques associés.

Les muscles sus‑hyoïdiens

Les muscles situés au‑dessus de l’hyoïde participent surtout à l’élévation de cet os pendant la déglutition. Ils sont au nombre de quatre : le muscle stylo‑hyoïdien, le muscle digastrique, le muscle génio‑hyoïdien et le muscle mylo‑hyoïdien.

Muscle génio‑hyoïdien

Le génio‑hyoïdien s’insère sur la face antérieure du corps de l’os hyoïde et se termine sur l’épine mentonnière inférieure de la mandibule. Cette double attache permet de relier directement le menton à l’hyoïde, facilitant l’élévation de l’os hyoïde lors de la première phase de la déglutition.

À retenir : menton‑hyoïde = génio‑hyoïdien.

Muscle stylo‑hyoïdien

Originaire du processus styloïde du crâne, il s’insère sur le bord latéral de l’hyoïde. Son action principale consiste à tirer l’hyoïde vers le haut et vers l’avant, contribuant à l’ouverture du pharynx.

Muscle digastrique

Composé de deux ventres (antérieur et postérieur) reliés par un tendon intermédiaire, le digastrique s’insère sur la mandibule (ventre antérieur) et sur le processus mastoïde du crâne (ventre postérieur). Il participe à l’élévation de l’hyoïde et à l’abaissement de la mandibule.

Muscle mylo‑hyoïdien

Ce petit muscle part du bord inférieur du processus myloïde du crâne et se fixe sur le bord inférieur de l’hyoïde. Il agit comme un stabilisateur, maintenant l’hyoïde en position pendant les mouvements de la langue.

Fonction principale des muscles sus‑hyoïdiens

Lors de la déglutition, ces muscles élèvent l’os hyoïde, créant un plan de soutien qui permet le passage du bol alimentaire du pharynx à l’œsophage. Cette élévation est essentielle pour fermer l’ouverture supérieure du larynx et éviter l’aspiration.

À retenir : Soulevez l'hyoïde, pas la mâchoire.

Les muscles sous‑hyoïdiens

Situés sous le corps de l’hyoïde, ces muscles influencent principalement la position du larynx et la tension de la peau du cou. Les principaux muscles sont le sternocléido‑hyoïdien, le sternothyroïdien, le thyro‑hyoïdien et le omohyoïdien.

Muscle sternocléido‑hyoïdien

Ce muscle s’étend de la clavicule interne jusqu’au bord inférieur du corps de l’os hyoïde. Il tire l’hyoïde vers le bas et vers l’avant, participant à l’abaissement du larynx pendant la respiration et la phonation.

À retenir : Clavicule → bord inférieur du hyoïde.

Muscle sternothyroïdien

Il part du manubrium du sternum et s’insère sur le cartilage thyroïde. Son action principale est d’abaisser le larynx, facilitant la respiration profonde.

Muscle thyro‑hyoïdien

Continuation du sternothyroïdien au‑dessus de la crête oblique du cartilage thyroïde, le thyro‑hyoïdien relie le cartilage thyroïde à l’hyoïde. Il participe à la descente du larynx et à la stabilisation de la chaîne thyro‑hyoïdienne.

À retenir : thyro‑hyoïdien = continuation du sternothyroïdien.

Muscle omohyoïdien

Ce muscle possède une architecture particulière : il est digastrique, c’est‑à‑dire composé de deux ventres reliés par un tendon intermédiaire. Le ventre supérieur s’insère sur la partie supérieure du bord supérieur de l’hyoïde, tandis que le ventre inférieur s’attache à la clavicule. Il tire l’hyoïde vers le bas et latéralement, contribuant à la descente du larynx.

À retenir : Deux ventres = digastrique.

Effet principal des muscles sous‑hyoïdiens sur le larynx

Ces muscles abassent le larynx. Cette descente est indispensable lors de la déglutition pour permettre le passage du bol alimentaire sans obstruction et pour préparer la respiration après la prise alimentaire.

À retenir : descente du larynx, pas élévation.

Repères anatomiques et cliniques du cou

Connaître les espaces formés par les muscles sus‑ et sous‑hyoïdiens est essentiel pour les interventions chirurgicales, notamment la trachéotomie.

Le losange de la trachéotomie

Délimité latéralement par le muscle sternocléido‑hyoïdien et médialement par le muscle sternothyroïdien, ce losange constitue l’espace idéal pour accéder à la trachée tout en évitant les structures vasculaires majeures.

À retenir : losange = muscles opposés latéral/central.

Autres repères

  • Triangle de Farabeuf : formé par le muscle stylo‑hyoïdien, le muscle mylo‑hyoïdien et le bord antérieur du muscle sternocléido‑hyoïdien. Utilisé pour localiser l’artère thyro‑carotidienne.
  • Carré de Pirogov : zone située entre le muscle mylo‑hyoïdien et le muscle digastrique, souvent étudiée en chirurgie maxillo‑faciale.

Résumé des points clés

  • Le génio‑hyoïdien relie le menton à l’hyoïde et élève cet os pendant la déglutition.
  • Les muscles sus‑hyoïdiens ont pour fonction principale l’élévation de l’hyoïde.
  • Le sternocléido‑hyoïdien s’insère de la clavicule au bord inférieur de l’hyoïde.
  • Le thyro‑hyoïdien poursuit le sternothyroïdien au‑dessus de la crête oblique du cartilage thyroïde.
  • Les muscles sous‑hyoïdiens abassent le larynx, facilitant la respiration et la déglutition.
  • L’omohyoïdien est un muscle digastrique, avec deux ventres séparés par un tendon.
  • Le losange de la trachéotomie est délimité par le sternocléido‑hyoïdien et le sternothyroïdien, repère essentiel en chirurgie du cou.

Maîtriser ces notions vous permettra d’aborder les examens cliniques et les interventions chirurgicales du cou avec confiance et précision.