Histologie des épithéliums et glandes
L’épithélium constitue la couche protectrice qui tapisse les surfaces internes et externes du corps. Sa diversité morphologique reflète les fonctions spécialisées : barrière, absorption,…

Dans un épithélium pluristratifié, quelles cellules sont en contact avec la lame basale?
Quelle spécialisation apicale est caractéristique des entérocytes intestinaux?
Quel type de jonction cellulaire forme une barrière étanche près de l’apex de la cellule épithéliale?
Quel mécanisme de sécrétion implique la libération du produit par exocytose sans perte de membrane cellulaire?
Dans quel type d'épithélium les cellules basales sont généralement cubiques et riches en kératinocytes?
Quel type de cellule glandulaire sécrète du sébum contenant des lipides et des débris cellulaires?
Quelle protéine du cytosquelette est spécifique aux cellules épithéliales et forme des hétérodimères?
Quel type de cellule endocrine possède un cristalloïde de Reinke visible au microscope électronique?
Quel critère de classification des épithéliums de revêtement ne concerne pas la forme des cellules?
Dans quel épithélium les cellules basales sont peu nombreuses et réparties régulièrement entre les cellules différenciées?
Quel type de jonction assure la cohésion mécanique entre cellules épithéliales sans être étanche?
Quelle spécialisation apicale est typique d'un épithélium sécréteur de mucus dans les voies respiratoires?
Quel type d'épithélium possède une couche cornée formée de cellules mortes dépourvues de noyau?
Quel type de cellule endocrine sécrète des catécholamines à partir d'un précurseur tyrosine?
Quel critère de classification distingue les épithéliums de revêtement en fonction de la présence ou non de kératinisation?
Quel type de glande exocrine possède un canal excréteur ramifié avec plusieurs portions sécrétrices?
Quelle cellule glandulaire possède un REL très développé et des mitochondries à crêtes tubulaires pour la synthèse stéroïdienne?
Quel type d'épithélium est caractérisé par la présence d’une couche basale contenant des cellules en mitose?
Quel type de sécrétion implique la perte de la partie apicale de la cellule lors de la libération du produit?
Introduction à l’histologie des épithéliums et des glandes
L’épithélium constitue la couche protectrice qui tapisse les surfaces internes et externes du corps. Sa diversité morphologique reflète les fonctions spécialisées : barrière, absorption, sécrétion ou filtration. Ce cours reprend les notions essentielles testées dans le questionnaire, en les développant de façon pédagogique et optimisée pour le référencement (SEO).
Classification des épithéliums
Épithélium simple vs pluristratifié
Un épithélium simple ne comporte qu’une seule rangée de cellules. Il est souvent associé à des fonctions d’échange (ex. : épithélium pavimenteux simple des alvéoles pulmonaires). En revanche, un épithélium pluristratifié possède plusieurs couches de cellules, la couche la plus profonde étant en contact direct avec la lame basale.
- Dans un épithélium pluristratifié, seules les cellules de la couche basale touchent la lame basale. Les cellules supérieures sont séparées de la matrice extracellulaire par d’autres cellules.
Cette disposition crée une barrière mécanique robuste, indispensable aux zones soumises à des frottements importants, comme la peau ou la cavité buccale.
Types cellulaires selon la forme
Les épithéliums se différencient également par la forme de leurs cellules :
- Épithélium pavimenteux : cellules plates, idéal pour les échanges rapides (ex. : capillaires sanguins).
- Épithélium cubique : cellules de forme cubique, souvent sécrétrices (ex. : tubules rénaux).
- Épithélium cylindrique : cellules allongées, fréquentes dans les voies respiratoires et digestives.
Épithélium vasculaire : le revêtement des vaisseaux sanguins
Le type d’épithélium qui forme la couche interne des vaisseaux sanguins est l’épithélium pavimenteux simple. Cette fine couche, appelée endothélium, assure une surface lisse favorisant le flux sanguin et participe à la régulation vasculaire (sécrétion de NO, contrôle de la perméabilité).
Spécialisation apicale des cellules épithéliales
Les entérocytes intestinaux
Les entérocytes, cellules absorbantes de l’intestin grêle, possèdent une spécialisation apicale caractéristique : un plateau strié de microvillosités. Ce plateau, souvent décrit comme une « brosse », augmente considérablement la surface d’échange, facilitant l’absorption des nutriments.
Résumé des points clés
- Les entérocytes sont les cellules absorbantes de l’intestin grêle.
- Ils possèdent un bord apical recouvert d’un « plateau » de microvillosités.
- Ce plateau est strié, formant le bord en forme de brosse caractéristique.
- Cette structure augmente la surface d’échange pour l’absorption des nutriments.
Comment s'en souvenir
- Mnémotechnique : « Plateau » = « Plate » → comme une assiette (surface) → microvillosités en rangées comme des rayons.
- Conseil : Visualisez un petit « plateau » de micro‑brosses qui « brosse » les nutriments ; les cils et stéréocils ne sont pas présents dans l’intestin.
Autres spécialisations apicales
Différents épithéliums possèdent d’autres structures :
- Cils vibratiles : présents dans l’épithélium respiratoire pour le transport du mucus.
- Stéréocils : plus longs, retrouvés dans les canaux de l’oreille interne.
- Absence de microvillosités spécialisées : caractéristique de certains épithéliums simples où la surface d’échange n’est pas primordiale.
Jonctions cellulaires : assurer l’intégrité de la barrière épithéliale
Les cellules épithéliales sont reliées par plusieurs types de jonctions :
- Jonctions serrées (zonula occludens) : situées près de l’apex, elles forment une barrière étanche qui régule le passage des solutés par voie transcellulaire.
- Desmosomes (macula adherens) : assurent la cohésion mécanique entre les cellules.
- Jonctions communicantes (gap junctions) : permettent le passage de petites molécules et d’ions.
- Jonctions adhérentes (zonula adherens) : maintiennent la polarité cellulaire.
La jonction serrée est donc la structure qui crée la barrière la plus restrictive, essentielle dans les épithéliums de type « barrière » comme la muqueuse intestinale ou la barrière hémato-encéphalique.
Types de sécrétion glandulaire
Sécrétion mérocrine
La sécrétion mérocrine implique la libération du produit par exocytose sans perte de membrane cellulaire. Les cellules sécrétrices restent intactes, ce qui permet une production continue (ex. : cellules des glandes endocrines).
Autres mécanismes de sécrétion
- Sécrétion holocrine : la cellule entière se désintègre, libérant son contenu (ex. : glandes sébacées).
- Sécrétion apocrine : partie du cytoplasme est perdue avec le produit sécrété.
- Sécrétion constitutive : libération continue de protéines via le système de transport vésiculaire.
Épithélium malpighien kératinisé
Dans la peau, l’épithélium malpighien kératinisé se caractérise par des cellules basales cubiques riches en kératinocytes. Ce type d’épithélium forme la couche cornée protectrice, essentielle à la barrière cutanée contre les agressions extérieures.
Glandes sébacées et sécrétion holocrine
Les cellules sébacées sont des cellules glandulaires holocrines. Elles accumulent des lipides et des débris cellulaires pour former le sébum, qui est ensuite libéré lorsque la cellule se désintègre. Ce mécanisme assure la lubrification de la peau et des poils.
Protéines du cytosquelette spécifiques aux cellules épithéliales
La cytokératine est la protéine du cytosquelette propre aux cellules épithéliales. Elle forme des hétérodimères (paires d’α‑chaînes) qui confèrent résistance mécanique et stabilité à l’épithélium. Contrairement à la vimentine (marqueur des cellules mésenchymateuses) ou à la tubuline (composant les microtubules), la cytokératine est un marqueur diagnostique clé en pathologie.
Résumé global des concepts clés
- L’épithélium pavimenteux simple tapisse les vaisseaux sanguins (endothélium).
- Dans un épithélium pluristratifié, seules les cellules basales touchent la lame basale.
- Les entérocytes possèdent un plateau strié de microvillosités, augmentant la surface d’absorption.
- Les jonctions serrées forment la barrière la plus étanche près de l’apex cellulaire.
- La sécrétion mérocrine libère le produit par exocytose sans perte de membrane.
- L’épithélium malpighien kératinisé comporte des cellules basales cubiques riches en kératinocytes.
- Les cellules sébacées (holocrines) sécrètent du sébum contenant lipides et débris cellulaires.
- La cytokératine est la protéine spécifique du cytosquelette des cellules épithéliales.
Questions d’auto‑évaluation
Testez vos connaissances avec les questions suivantes, inspirées du questionnaire initial :
- Quel type d’épithélium forme la couche interne des vaisseaux sanguins ?
Réponse : Épithélium pavimenteux simple. - Dans un épithélium pluristratifié, quelles cellules sont en contact avec la lame basale ?
Réponse : Seules les cellules de la couche basale. - Quelle spécialisation apicale est caractéristique des entérocytes intestinaux ?
Réponse : Plateau strié de microvillosités. - Quel type de jonction cellulaire forme une barrière étanche près de l’apex de la cellule épithéliale ?
Réponse : Jonctions serrées (zonula occludens). - Quel mécanisme de sécrétion implique la libération du produit par exocytose sans perte de membrane cellulaire ?
Réponse : Sécrétion mérocrine. - Dans quel type d’épithélium les cellules basales sont généralement cubiques et riches en kératinocytes ?
Réponse : Épithélium malpighien kératinisé. - Quel type de cellule glandulaire sécrète du sébum contenant des lipides et des débris cellulaires ?
Réponse : Cellule sébacée (holocrine). - Quelle protéine du cytosquelette est spécifique aux cellules épithéliales et forme des hétérodimères ?
Réponse : Cytokératine.
Conclusion
La compréhension de la structure et de la fonction des épithéliums ainsi que des glandes est fondamentale pour les étudiants en anatomie et médecine générale. En maîtrisant les différents types cellulaires, les spécialisations apicales, les jonctions et les mécanismes de sécrétion, vous serez mieux préparé à interpréter les observations histologiques et à appliquer ces connaissances en pratique clinique.
