Biomicroscopie et examen des larmes
La biomicroscopie est un outil essentiel en ophtalmologie pour évaluer la surface oculaire, la dynamique lacrymale et la santé du film lacrymal. Ce cours reprend les notions fondamentales…

Lors de l’évaluation de la rivière lacrymale, quel critère indique une adaptation compromise ?
Quel filtre combiné permet d’observer le film lacrymal (FBUT) et l’intégrité épithéliale ?
Quel angle d’éclairage est recommandé pour la réflexion spéculaire sur la cornée ?
Quel critère distingue la néovascularisation pathologique de la vascularisation physiologique du limbe ?
Quel réglage de la fente est indiqué pour le rebondissement cornéen focalisé à faible grossissement ?
Quel signe clinique est visible sur la photo de la paupière fermée ?
Quel paramètre de la fluorescéine indique une mauvaise qualité des larmes ?
Quel grade de l’échelle Nathan‑Efron correspond à la limite d’adaptation en lentilles de contact ?
Quel type d’éclairage est utilisé pour observer les microkystes cornéens ?
Biomicroscopie et examen des larmes : concepts clés
La biomicroscopie est un outil essentiel en ophtalmologie pour évaluer la surface oculaire, la dynamique lacrymale et la santé du film lacrymal. Ce cours reprend les notions fondamentales testées dans le questionnaire, en les développant de façon pédagogique et optimisée pour le référencement naturel (SEO).
1. Grossissement du biomicroscope
Le grossissement détermine la capacité du praticien à visualiser les structures microscopiques de la cornée et de la conjonctive.
- Grossissement faible (x 6‑x 10) : idéal pour l’examen d’ensemble du globe oculaire.
- Grossissement moyen (x 25) : utilisé pour l’observation de la surface cornéenne et des lésions superficielles.
- Grossissement fort (x 40) : réponse correcte. Ce niveau permet de distinguer les microkystes, les dépôts épithéliaux et les vaisseaux limbiens très fins.
Un grossissement de x 40 est considéré comme "fort" car il offre une résolution suffisante pour analyser les détails du film lacrymal et la morphologie épithéliale.
2. Évaluation de la rivière lacrymale
L’analyse de la rivière lacrymale (ou flux lacrymal) repose sur plusieurs critères mesurés à l’aide du biomicroscope.
- Nombre de traits (ou lignes) par millimètre (mm⁻¹) – indicateur de la densité de flux.
- Hauteur moyenne des traits – reflète la qualité du film lacrymal.
- Présence d’irrégularités visibles – signe d’une adaptation compromise.
Le critère qui indique une adaptation compromise est une hauteur moyenne < 0,2 mm. Une hauteur inférieure signifie que le film est trop fin, ce qui expose la cornée à une évaporation excessive et à une irritation.
3. Filtrage combiné pour le film lacrymal (FBUT) et l’intégrité épithéliale
Le film lacrymal est évalué à l’aide du test du temps de rupture du film (FBUT) et de la coloration à la fluorescéine.
- Le filtre bleu cobalt excite la fluorescéine, rendant visible les zones d’érosion épithéliale.
- Le filtre jaune bloque la lumière verte et améliore le contraste du film lacrymal.
- La combinaison bleu cobalt + filtre jaune est la plus efficace pour observer simultanément le FBUT et l’intégrité épithéliale.
Cette combinaison permet de détecter les microcicatrices et les zones de rupture du film tout en évaluant la stabilité du film lacrymal.
4. Angle d’éclairage pour la réflexion spéculaire cornéenne
La réflexion spéculaire est utilisée pour examiner la surface lisse de la cornée et détecter les irrégularités.
- Un angle trop faible (10‑20°) ne crée pas de reflet net.
- Un angle trop élevé (70‑80°) génère des reflets multiples et une perte de contraste.
- L’angle recommandé de 40‑50° produit un reflet net et stable, facilitant l’observation des microdéfauts.
5. Différenciation de la néovascularisation pathologique
La néovascularisation du limbe peut être physiologique (normale) ou pathologique (indiquant une maladie).
- La vascularisation physiologique se limite au limbe, sans pénétration cornéenne.
- La néovascularisation pathologique se caractérise par la croissance de nouveaux vaisseaux vers la cornée, souvent liée à une inflammation ou à une kératite.
Ce critère est crucial pour le diagnostic et la prise en charge des pathologies cornéennes.
6. Réglage de la fente pour le rebondissement cornéen focalisé
Le rebondissement cornéen (ou « corneal bounce ») est observé à faible grossissement pour évaluer la rigidité cornéenne.
- Une fente trop large (10 mm) réduit le contraste.
- Une fente trop étroite (0,5 mm) limite la profondeur de champ.
- Le réglage optimal est une fente de 2 mm, offrant un bon compromis entre profondeur de champ et résolution.
7. Signes cliniques sur la photo de la paupière fermée
Lors de l’examen de la paupière fermée, certains signes cutanés sont caractéristiques de pathologies spécifiques.
- Les cicatrices pigmentées suggèrent des lésions antérieures.
- Les érythèmes et squames blanches sont typiques d’une dermatite séborrhéique ou d’une blépharite.
- L’œdème diffus ou les papillomes papillaires indiquent d’autres diagnostics.
Dans ce cas, le signe visible est érythème et squames blanches.
8. Paramètre fluorescéine indiquant une mauvaise qualité des larmes
La coloration à la fluorescéine révèle la stabilité du film lacrymal. Un BUT (break‑up time) inférieur à 10 s signale une mauvaise qualité des larmes, augmentant le risque de sécheresse oculaire.
- Présence de microkystes : indicateur de stress épithélial, mais pas le critère principal.
- Couleur rougeâtre du film : variation normale selon la concentration de fluorescéine.
- Épaisseur du film > 5 µm : généralement associée à une bonne hydratation.
Un BUT < 10 s est donc le marqueur le plus fiable d’une mauvaise qualité lacrymale.
Conclusion
Maîtriser les paramètres de la biomicroscopie et de l’examen des larmes permet d’identifier rapidement les troubles oculaires courants, d’ajuster le traitement et d’améliorer le confort du patient. En révisant les points clés présentés ci‑dessus, vous serez mieux préparé(e) à réussir les évaluations cliniques et à offrir des soins de haute qualité.
