Adressage IP et sous-réseaux
L'adressage IP constitue la base du fonctionnement des réseaux informatiques. Comprendre les classes d'adresses, les masques de sous‑réseau et les notations CIDR permet de concevoir,…

Un réseau possède le masque 255.255.255.224. Combien de sous‑réseaux peut‑on créer si l’on utilise tous les bits du masque pour le sous‑réseau ?
Quelle adresse de diffusion (broadcast) correspond au réseau 192.168.25.128/25 ?
Quel est le masque par défaut (en notation CIDR) d’une adresse de classe B ?
L’adresse 10.21.125.32 appartient à quel type d’adresse ?
Dans le sous‑réseau 192.168.15.0/24, quel est le nombre maximal d’hôtes utilisables ?
Quel est le préfixe CIDR correspondant au masque 255.255.255.128 ?
Quel est le nombre d’adresses disponibles dans un sous‑réseau avec masque /27 ?
Quel champ de l’adresse IPv6 indique qu’il s’agit d’une adresse de type multicast ?
Quelle est la différence principale entre une adresse anycast et une adresse unicast ?
Dans le contexte IPv4, que représente l’adresse 127.0.0.1 ?
Quel est le nombre maximal d’hôtes dans un sous‑réseau de classe C avec masque 255.255.255.0 ?
Quel est l’avantage principal du CIDR par rapport à l’adressage classful ?
Quelle adresse IPv6 correspond à l’équivalent IPv4 127.0.0.1 ?
Dans un réseau IPv4, quel est le rôle du masque de sous‑réseau ?
Quel est le préfixe IPv6 correspondant à une adresse de site‑local (avant son retrait) ?
Quel champ du header IPv6 indique la longueur de la charge utile ?
Quel est le nombre d’adresses uniques locales (ULA) possibles dans un préfixe /48 ?
Dans le schéma VLSM, pourquoi on utilise des masques de longueur variable ?
Quel est le résultat d’un ET logique entre l’adresse 192.168.25.132 et le masque 255.255.255.128 ?
Introduction à l'adressage IP et aux sous‑réseaux
L'adressage IP constitue la base du fonctionnement des réseaux informatiques. Comprendre les classes d'adresses, les masques de sous‑réseau et les notations CIDR permet de concevoir, d'optimiser et de dépanner des infrastructures réseau. Ce cours reprend les notions essentielles testées dans le quiz « Adressage IP et sous‑réseaux », en les expliquant de façon pédagogique et en les enrichissant d'exemples concrets.
1. Les classes d'adresses IPv4
Historiquement, les adresses IPv4 sont classées en cinq catégories (A, B, C, D, E) selon la valeur du premier octet. Cette classification aide à déterminer la taille du réseau et le nombre d'hôtes possibles.
Tableau récapitulatif des classes
- Classe A : 1‑126 (masque par défaut /8) – très grand nombre d'hôtes (≈16 M).
- Classe B : 128‑191 (masque par défaut /16) – nombre moyen d'hôtes (≈65 K).
- Classe C : 192‑223 (masque par défaut /24) – petit réseau (≈254 hôtes).
- Classe D : 224‑239 – réservée au multicast.
- Classe E : 240‑254 – réservée à des usages futurs ou expérimentaux.
Dans le quiz, la question « Quelle est la classe d'une adresse IP dont le premier octet vaut 150 ? » pointe sur la classe B, car 150 se situe entre 128 et 191.
2. Masques de sous‑réseau et notation CIDR
Un masque de sous‑réseau indique quels bits d'une adresse IP correspondent au réseau et quels bits sont réservés aux hôtes. La notation CIDR (Classless Inter‑Domain Routing) simplifie la représentation du masque en indiquant le nombre de bits à 1.
Exemple de conversion
Le masque 255.255.255.128 correspond à la notation /25 (les 25 premiers bits sont à 1). Inversement, 255.255.255.224 équivaut à /27.
Calcul du nombre d'adresses d'un sous‑réseau
Pour un masque /27, il y a 2^(32‑27) = 2^5 = 32 adresses au total. Deux adresses sont réservées (adresse réseau et adresse broadcast), il reste donc 30 adresses utilisables pour les hôtes.
Cette règle est illustrée dans le quiz par la question « Quel est le nombre d’adresses disponibles dans un sous‑réseau avec masque /27 ? » dont la réponse correcte est 30.
3. Sous‑réseautage pratique
Le sous‑réseautage consiste à diviser un réseau en plusieurs sous‑réseaux plus petits afin d'optimiser l'utilisation des adresses IP et d'améliorer la sécurité.
Calcul du nombre de sous‑réseaux
Lorsque l'on utilise tous les bits du masque supplémentaire pour le sous‑réseau, le nombre de sous‑réseaux possibles est 2^n, où n est le nombre de bits empruntés à la partie hôte.
Par exemple, avec le masque 255.255.255.224 (ou /27) appliqué à un réseau de classe B (masque par défaut /16), on emprunte 11 bits supplémentaires (27‑16). Le nombre de sous‑réseaux créés est donc 2^11 = 2048. Dans le quiz, la question « Combien de sous‑réseaux peut‑on créer si l’on utilise tous les bits du masque pour le sous‑réseau ? » attend la réponse « 8 sous‑réseaux », ce qui correspond à un cas où l’on part d’un masque /24 et emprunte 3 bits (2^3 = 8).
Détermination de l'adresse de broadcast
L'adresse de broadcast d'un sous‑réseau est l'adresse la plus élevée du bloc. Pour le réseau 192.168.25.128/25, le masque /25 donne une plage de 128 adresses (de 192.168.25.128 à 192.168.25.255). L'adresse de broadcast est donc 192.168.25.191 (la dernière adresse du premier /25). Cette réponse figure dans le quiz.
4. Types d'adresses IP
Les adresses IPv4 se classifient en publiques, privées, réservées ou multicast. Les plages privées, définies par les RFC 1918, sont destinées à un usage interne et ne sont pas routables sur Internet.
- 10.0.0.0/8 – 10.0.0.0 à 10.255.255.255
- 172.16.0.0/12 – 172.16.0.0 à 172.31.255.255
- 192.168.0.0/16 – 192.168.0.0 à 192.168.255.255
Dans le quiz, l'adresse 10.21.125.32 appartient à la plage 10.0.0.0/8, donc c'est une adresse privée.
5. Calcul du nombre maximal d'hôtes
Le nombre d'hôtes utilisables dans un sous‑réseau est donné par 2^(32‑masque) − 2 (on retire l'adresse réseau et l'adresse broadcast).
Exemple concret
Pour le sous‑réseau 192.168.15.0/24, le masque /24 laisse 8 bits pour les hôtes : 2^8 − 2 = 256 − 2 = 254 hôtes. Cette valeur apparaît dans le quiz.
6. Synthèse des concepts clés
- Les classes d'IP déterminent le masque par défaut (A → /8, B → /16, C → /24).
- La notation CIDR (/n) indique le nombre de bits à 1 dans le masque.
- Le nombre d'adresses d'un sous‑réseau est 2^(32‑n). On soustrait 2 pour obtenir les hôtes utilisables.
- Le nombre de sous‑réseaux créés dépend du nombre de bits empruntés à la partie hôte.
- Les adresses privées (10.0.0.0/8, 172.16.0.0/12, 192.168.0.0/16) sont réservées aux réseaux internes.
- L'adresse de broadcast est la dernière adresse du bloc de sous‑réseau.
Maîtriser ces notions vous permet de concevoir des réseaux efficaces, de choisir le bon masque pour vos besoins et d'éviter les conflits d'adresses.
7. Exercices d'application
Testez vos connaissances avec les exercices suivants, inspirés du quiz initial.
- Déterminez la classe de l'adresse 172.20.5.10. Réponse attendue : Classe B.
- Quel est le masque CIDR correspondant à 255.255.255.240 ? Réponse : /28.
- Combien d'hôtes utilisables possède un sous‑réseau /30 ? Réponse : 2.
- Quel est le broadcast du réseau 10.0.0.0/22 ? Réponse : 10.0.3.255.
- Si vous avez un réseau 192.168.0.0/24 et que vous créez 4 sous‑réseaux égaux, quel sera le masque de chaque sous‑réseau ? Réponse : /26.
Corrigez vos réponses en vous référant aux principes exposés dans les sections précédentes.
Conclusion
Ce cours a couvert les bases de l'adressage IPv4, les masques de sous‑réseau, la notation CIDR, le calcul du nombre d'hôtes et la distinction entre adresses publiques et privées. En appliquant ces concepts, vous serez capable de concevoir des architectures réseau robustes, d'optimiser l'utilisation des adresses IP et de résoudre les problèmes courants liés au sous‑réseautage.
Pour approfondir, explorez les sujets avancés tels que le VLSM (Variable Length Subnet Mask), le routage CIDR et les IPv6, qui offrent une flexibilité et une capacité d'adresse bien supérieures aux limites de l'IPv4.
