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Physiologie du muscle - Flashcards

Cours complet sur la physiologie du muscle squelettique : unités motrices, types de fibres, contraction, modèle mécanique, énergie et recrutement.

42 cartes~15 min
Physiologie du muscle - Flashcards — Qwi
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1Quelle est l’unité fonctionnelle du muscle strié squelettique ?
Réponse

L’unité motrice

Elle comprend le motoneurone médullaire et toutes les fibres qu’il innerve.
2Une unité motrice comprend uniquement les fibres musculaires.
Réponse

Faux

Elle inclut aussi le motoneurone qui les innerve.
3C’est ce que l’on appelle une « {{triade}} » : deux citernes séparées par le tubule transverse.
Réponse

triade

4La triade comprend deux citernes et un tubule transverse.
Réponse

Vrai

5Quels sont les trois types histochimiques de fibres musculaires striées squelettiques ?
Réponse

Type I, type IIA/IIx, type IIB

Fibres rouges, intermédiaires et blanches respectivement.
6Différence entre fibres de type I et type IIB ?
Réponse

Type I : riche en mitochondries, oxydatif | Type IIB : peu mitochondries, glycolytique

Les fibres I sont fatigue‑résistantes, les IIB sont rapides mais fatigables.
7Les fibres de type I possèdent un {{réseau capillaire dense}}.
Réponse

réseau capillaire dense

8Les fibres de type I sont peu fatigables.
Réponse

Vrai

Elles développent des contractions lentes et soutenues.
9Quel métabolisme caractérise les fibres de type IIB ?
Réponse

Glycolytique

Ces fibres utilisent principalement la glycolyse anaérobie.
10Les fibres de type IIb ont {{peu de mitochondries}}.
Réponse

peu de mitochondries

11Quel est le rapport d'innervation minimal et maximal mentionné ?
Réponse

15 à 1500

Un rapport faible indique un contrôle fin du mouvement.
12Un rapport d'innervation élevé indique des mouvements fins.
Réponse

Faux

Un rapport faible (pas élevé) correspond à des mouvements précis.
13Quel est le rôle du Ca++ dans le déclenchement de la contraction ?
Réponse

Il se lie à la troponine C, démasquant les sites d’actine

Cette liaison libère la tropomyosine qui bloque les sites d’attache de la myosine.
14Lorsque le Ca++ se lie à la troponine C, la {{tropomyosine}} démasque les sites d’actine.
Réponse

tropomyosine

15Les Ca++ Sparks sont des libérations ponctuelles de calcium du réticulum sarcoplasmique.
Réponse

Vrai

16Comment les Ca++ Sparks influencent-ils la contraction musculaire ?
Réponse

Ils modulent la fréquence de libération de calcium

Une plus grande fréquence augmente la probabilité de formation de ponts actine‑myosine.
17Quelle théorie explique le raccourcissement du sarcomère ?
Réponse

Théorie du glissement des filaments

Les filaments d’actine glissent entre les filaments de myosine lors de la contraction.
18Le raccourcissement du sarcomère est dû au {{glissement des filaments fins d’actine}}.
Réponse

glissement des filaments fins d’actine

19Quelle activité enzymatique possède la tête de myosine ?
Réponse

ATPase

Elle hydrolyse l’ATP pour fournir l’énergie du cycle de contraction.
20La myosine n’a pas d’affinité pour l’actine.
Réponse

Faux

Elle possède une forte affinité qui permet la formation de ponts actine‑myosine.
21Quelles sont les trois composantes du modèle de Hill ?
Réponse

Composante contractile, élastique en série, élastique en parallèle

Le modèle combine un élément actif avec deux ressorts, l’un en série et l’autre en parallèle.
22Différence entre composante élastique en série et en parallèle ?
Réponse

Série : tendons, stries Z | Parallèle : enveloppes fibreuses, sarcolemme

La série agit comme un ressort longitudinal, la parallèle répartit la charge autour du muscle.
23Quelles sont les trois propriétés mécaniques du muscle ?
Réponse

Contractilité, élasticité, viscosité

Contractilité = raccourcissement, élasticité = capacité à revenir à la longueur initiale, viscosité = résistance au mouvement interne.
24La viscosité du muscle résiste au mouvement interne.
Réponse

Vrai

25Pourquoi la tension maximale se produit à la longueur de repos ?
Réponse

Superposition maximale des filaments, maximum de ponts d’union

À cette longueur, les filaments épais et fins se chevauchent complètement, favorisant le plus grand nombre de liaisons actine‑myosine.
26Allonger le muscle au-delà de la longueur de repos augmente la tension.
Réponse

Faux

L’étirement réduit la superposition des filaments, diminuant le nombre de ponts d’union.
27Comment la vitesse de raccourcissement affecte-t-elle la force développée ?
Réponse

Force diminue quand vitesse augmente

La relation force‑vitesse montre que la force maximale est obtenue à vitesse nulle, puis décroît avec l’augmentation de la vitesse.
28La puissance maximale se produit à 100% de la vitesse maximale.
Réponse

Faux

La puissance maximale apparaît à environ 30‑50% de la vitesse maximale, où le produit force‑vitesse est optimal.
29Quelle réaction reconstitue l’ATP immédiatement ?
Réponse

ADP + PC ⇌ ATP + C

La phosphocréatine (PC) transfère un groupe phosphate à l’ADP pour reformer l’ATP.
30La source d’énergie immédiate utilise la {{phosphocréatine}}.
Réponse

phosphocréatine

31Quel est le rendement ATP de la glycolyse anaérobie par molécule de glucose ?
Réponse

3 ATP

La glycolyse anaérobie produit trois molécules d’ATP pour chaque glucose métabolisé.
32La glycolyse anaérobie produit de l’acide lactique et diminue le pH.
Réponse

Vrai

33Combien d’ATP sont produits par molécule d’AG à 6 carbones lors de l’oxydation ?
Réponse

45 ATP

L’oxydation complète d’un acide gras à chaîne de six carbones génère 45 molécules d’ATP.
34L’oxydation des substrats énergétiques est la {{source la plus importante d’ATP}}.
Réponse

source la plus importante d’ATP

35Qu’est‑ce que la dette d’oxygène ?
Réponse

Excès de VO2 post‑exercice pour rembourser le déficit

Après l’effort, la consommation d’oxygène reste élevée pour reconstituer les réserves et éliminer les métabolites.
36La dette d’oxygène apparaît pendant la phase d’ascension.
Réponse

Faux

Le déficit apparaît pendant la phase d’ascension, la dette se manifeste pendant la récupération.
37Quels deux types de recrutement augmentent la force musculaire ?
Réponse

Recrutement spatial et temporel

Le spatial active plus d’unités motrices, le temporel augmente la fréquence d’activation.
38Recrutement spatial vs temporel ?
Réponse

Spatial : active plus d’unités motrices | Temporel : augmente fréquence d’activation

Le spatial augmente le nombre de fibres contractées, le temporel augmente la cadence des impulsions nerveuses.
39Quelles sont les deux techniques d’enregistrement EMG ?
Réponse

EMG élémentaire et EMG global

L’EMG élémentaire utilise des électrodes‑aiguilles intramusculaires, l’EMG global des électrodes de surface.
40L’EMG global utilise des électrodes insérées dans le muscle.
Réponse

Faux

Il utilise des électrodes placées à la surface de la peau.
41Quels phénomènes caractérisent la fatigue musculaire ?
Réponse

Mécaniques, électromyographiques, énergétiques

La fatigue implique une baisse de force, des changements d’EMG et une augmentation de la dépense énergétique.
42Pendant la fatigue, l’amplitude de l’EMG global diminue pour une même force.
Réponse

Faux

L’amplitude de l’EMG global augmente pour maintenir la même force.

Introduction

Le muscle squelettique strié possède une organisation complexe qui permet la production de force, le contrôle précis des mouvements et la génération d’énergie adaptée aux besoins métaboliques. Ce cours reprend les concepts essentiels pour comprendre le fonctionnement du muscle, depuis l’unité motrice jusqu’aux mécanismes d’énergie et de recrutement.

Unité motrice

L’unité fonctionnelle du muscle strié squelettique est l’unité motrice. Elle comprend le motoneurone médullaire et toutes les fibres qu’il innerve. Le rapport d’innervation varie de 15 à 1500 fibres par neurone, un rapport faible indiquant un contrôle fin du mouvement. Un rapport élevé ne correspond pas à des mouvements fins, mais à une moindre précision.

Types de fibres musculaires

Les fibres musculaires striées se classent en trois types histochimiques :

  • Type I (fibres rouges) – riches en mitochondries, oxydatives, fatigue‑résistantes, dotées d’un réseau capillaire dense.
  • Type IIA/IIx (fibres intermédiaires) – propriétés mixtes entre les fibres rouges et blanches.
  • Type IIB (fibres blanches) – peu de mitochondries, métabolisme glycolytique, rapides mais fatigables.

Les fibres de type I sont peu fatigables et développent des contractions lentes et soutenues, idéales pour le maintien de la posture. En revanche, les fibres de type IIB sont rapides, utilisent principalement la glycolyse anaérobie et produisent de l’acide lactique, ce qui diminue le pH musculaire.

Contraction musculaire et rôle du calcium

Le déclenchement de la contraction repose sur le calcium (Ca++). Lorsqu’il se lie à la troponine C, la tropomyosine se démasque, libérant les sites d’attache de l’actine. Les Ca++ Sparks sont des libérations ponctuelles de calcium du réticulum sarcoplasmique qui modulent la fréquence de libération de calcium, augmentant ainsi la probabilité de formation de ponts actine‑myosine.

La théorie du glissement des filaments explique le raccourcissement du sarcomère : les filaments d’actine glissent entre les filaments de myosine. La tête de myosine possède une activité ATPase qui hydrolyse l’ATP pour fournir l’énergie du cycle de contraction. La myosine a une forte affinité pour l’actine, permettant la formation de ponts actine‑myosine.

Modèle mécanique du muscle (modèle de Hill)

Le modèle de Hill se compose de trois éléments :

  • Composante contractile (actif)
  • Composante élastique en série (tendons, stries Z)
  • Composante élastique en parallèle (enveloppes fibreuses, sarcolemme)

Ces trois composantes confèrent au muscle trois propriétés mécaniques fondamentales :

  • Contractilité – capacité à se raccourcir.
  • Élasticité – capacité à revenir à la longueur initiale.
  • Viscosité – résistance au mouvement interne, qui s’oppose au glissement des filaments.

La tension maximale se produit à la longueur de repos, où la superposition des filaments est maximale, permettant le plus grand nombre de ponts d’union. Allonger le muscle au‑delà de cette longueur diminue la tension, car la superposition des filaments est réduite.

La relation force‑vitesse montre que la force diminue quand la vitesse de raccourcissement augmente. La puissance maximale n’est pas atteinte à 100 % de la vitesse maximale, mais autour de 30‑50 % de celle‑ci, où le produit force‑vitesse est optimal.

Sources d’énergie et rendement ATP

Le muscle utilise plusieurs sources d’énergie :

  1. Source immédiate : la phosphocréatine, qui régénère l’ATP via la réaction ADP + PC ⇌ ATP + C.
  2. Source anaérobie lactique : la glycolyse, qui produit 3 ATP par molécule de glucose et génère de l’acide lactique, diminuant le pH.
  3. Source aérobie : l’oxydation des substrats (glucose, acides gras). L’oxydation d’un acide gras à six carbones fournit 45 ATP. Cette voie est la source la plus importante d’ATP pendant les efforts prolongés.

Après un effort intense, le corps doit compenser le déficit d’oxygène. La dette d’oxygène correspond à l’excès de VO₂ post‑exercice nécessaire pour reconstituer les réserves d’ATP, reconstituer le phosphocreatine et éliminer les métabolites.

Recrutement des unités motrices et EMG

Deux mécanismes augmentent la force musculaire :

  • Recrutement spatial – activation d’un plus grand nombre d’unités motrices.
  • Recrutement temporel – augmentation de la fréquence d’activation des unités déjà recrutées.

Ces deux formes de recrutement sont étudiées à l’aide de l’électromyographie (EMG). Il existe deux techniques principales :

  • EMG élémentaire – électrodes‑aiguilles insérées dans le muscle pour enregistrer l’activité de fibres individuelles.
  • EMG global – électrodes placées à la surface de la peau, permettant d’obtenir un signal global du muscle.

Ces méthodes permettent d’analyser la coordination neuromusculaire et d’évaluer la fatigue, la force et la précision des contractions.