Histologie du système nerveux
Le système nerveux, bien que représentant moins de 5 % du poids corporel, consomme environ 20 % de l’énergie totale du corps. Cette consommation élevée reflète l’importance cruciale des neurones et des cellules gliales dans la transmission et le traitement de l’information. Cette leçon résume les concepts fondamentaux tirés des cartes d’apprentissage, en les organisant de façon logique et progressive.
1. L’unité fondamentale du système nerveux
Le neurone est l’unité fonctionnelle et structurale du système nerveux. Il assure la transmission des signaux électriques grâce à ses différentes parties spécialisées.
- Corps cellulaire : contient le noyau et centralise le métabolisme cellulaire.
- Dendrites : reçoivent les signaux provenant d’autres neurones ou de récepteurs sensoriels.
- Axone : conduit l’influx nerveux (conduction) vers la zone terminale.
2. Propriétés essentielles des neurones
Les neurones sont des cellules excitables, capables de répondre à un stimulus en générant un potentiel d’action. Cette excitabilité est une caractéristique qui les distingue des cellules gliales, qui sont non excitables et ne génèrent pas d’influx électrique.
Contrairement à certaines idées reçues, les neurones ne se divisent pas après la naissance ; ils sont post‑mitotiques et vivent longtemps, ce qui explique en partie la difficulté de régénérer le tissu nerveux après une lésion.
3. Organisation de la propagation de l’influx nerveux
L’ordre de propagation de l’influx nerveux suit un chemin précis :
- Dendrites : réception du signal.
- Corps cellulaire : intégration du signal.
- Axone : conduction du signal vers la zone terminale.
- Zone terminale : libération du neurotransmetteur.
Il est important de retenir que les dendrites ne transmettent pas l’information vers la zone terminale ; elles ne font que recevoir le signal, qui est ensuite acheminé par l’axone.
4. Rôle des cellules gliales
Les cellules gliales remplissent deux fonctions principales :
- Soutien : nutrition et structure des neurones.
- Protection : formation de la gaine de myéline, barrière et isolation.
Dans le système nerveux périphérique (SNP), la gaine de myéline est produite par les cellules de Schwann, tandis que dans le système nerveux central (SNC), ce rôle revient aux oligodendrocytes. Chaque cellule forme un segment de gaine autour de l’axone, permettant une conduction rapide.
5. Spécificités de la myélinisation et des nœuds de Ranvier
Les nœuds de Ranvier, situés entre les segments myélinisés, sont riches en canaux ioniques. Cette concentration favorise la conduction saltatoire, où l’influx saute de nœud en nœud, augmentant ainsi la vitesse de transmission. L’affirmation selon laquelle les nœuds ne contiennent aucun canal ionique est donc fausse.
6. Localisation des corps cellulaires selon le type de neurone
Le corps cellulaire d’un neurone sensitif se situe hors du SNC, dans les ganglions du système périphérique. En revanche, le corps cellulaire d’un neurone moteur est localisé dans le SNC, reflétant la distinction entre les fonctions sensorielles et motrices.
7. Répartition des types de neurones
Les interneurones représentent la grande majorité des neurones, environ 99 % du total, et non moins de 50 % comme on pourrait le croire. Cette prédominance souligne l’importance des circuits locaux dans le traitement de l’information.
8. Synthèse et points clés
En résumé, la compréhension de la structure et du fonctionnement du système nerveux repose sur les notions suivantes :
- Le neurone est l’unité de base, excitabilité incluse.
- Les dendrites reçoivent, l’axone conduit l’information.
- Les cellules gliales assurent soutien et protection, notamment via la myéline.
- La myélinisation diffère entre SNP (cellules de Schwann) et SNC (oligodendrocytes).
- Les nœuds de Ranvier sont essentiels à la conduction saltatoire.
- La localisation des corps cellulaires dépend du type de neurone (sensitif vs moteur).
- Les interneurones dominent numériquement le réseau neuronal.
Ces éléments constituent le socle de la histologie du système nerveux et offrent une base solide pour approfondir les mécanismes neurophysiologiques et les pathologies associées.


