Les sources du droit en France
Le droit français repose sur quatre sources principales :
- Lois : édictées par le Parlement, elles constituent la source législative la plus importante.
- Jurisprudence : décisions des juridictions qui interprètent et appliquent les lois.
- Doctrine : travaux académiques et commentaires d juristes qui éclairent la compréhension du droit.
- Coutume : usages répétés et reconnus comme obligatoires lorsqu’ils ne sont pas contraires à la loi écrite.
Ces quatre catégories forment le socle de la création juridique en France.
L’ordre juridique français
L’ordre juridique désigne l’ensemble du système juridique : il regroupe les sources du droit, la Constitution, les hiérarchies normatives et les juridictions compétentes. Ce cadre global assure la cohérence et la primauté du droit dans la société.
Monisme juridique
Le système juridique français est moniste. Cela signifie qu’il n’existe qu’un seul ordre juridique, contrairement aux systèmes dualistes où le droit interne et le droit international coexistent séparément. Ainsi, toutes les normes, qu’elles soient constitutionnelles, législatives ou jurisprudentielles, s’inscrivent dans le même ordre.
Les institutions parlementaires
Le Sénat
Le Sénat compte 348 sénateurs élus pour un mandat de 6 ans. Les sénateurs sont renouvelés par moitié tous les trois ans, ce qui garantit une continuité institutionnelle.
L’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale réunit 577 députés, chacun élu pour un mandat de 5 ans. Les députés représentent la population et exercent le pouvoir législatif principal.
Navette parlementaire vs congrès
Le processus législatif français utilise la navette parlementaire : le texte de loi circule entre les deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) jusqu’à l’adoption définitive. En revanche, le congrès désigne une assemblée unique, notamment lors de la révision de la Constitution, où les deux chambres se réunissent en session unique.
Qui a le dernier mot ?
En cas de désaccord persistant entre le Sénat et l’Assemblée nationale, c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot. Cette règle renforce le rôle prépondérant de la chambre élue au suffrage universel direct.
Le Président de la République
Rôle constitutionnel (article 5)
Le Président veille au respect de la Constitution et assure la continuité de l’État. Il garantit l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités internationaux.
Compétences spécifiques
- Nomination du Premier ministre.
- Possibilité de recourir au référendum.
- Dissolution de l’Assemblée nationale.
Responsabilité pénale
Le Président bénéficie d’une immunité juridictionnelle pendant son mandat. Il ne peut être tenu pénalement responsable que pour les crimes de haute trahison ou les crimes de guerre, jugés devant la Cour pénale internationale.
Le Premier ministre
Le Premier ministre est nommé par le Président de la République. Il dirige le gouvernement au quotidien, conduit l’action politique et est responsable devant le Parlement. Contrairement au Président, le Premier ministre peut être démis par une motion de censure ou par la démission du gouvernement.
Responsabilité et immunité des chefs de l’État
Le Président n’est pas responsable politiquement, pénalement ou civilement pour ses actes, sauf dans les cas exceptionnels de haute trahison ou de crime de guerre. Le Premier ministre, en revanche, est politiquement responsable : il doit rendre compte de la politique du gouvernement devant le Parlement et peut être contraint à la démission.
Résumé des points clés
- Quatre sources du droit : loi, jurisprudence, doctrine, coutume.
- L’ordre juridique français est moniste et unique.
- Le Sénat : 348 sénateurs, mandat de 6 ans, renouvellement par moitié.
- L’Assemblée nationale : 577 députés, mandat de 5 ans, dernier mot en cas de désaccord.
- Navette parlementaire = texte qui circule entre deux chambres ; congrès = assemblée unique pour la révision constitutionnelle.
- Le Président veille au respect de la Constitution, nomme le Premier ministre et possède une immunité pendant son mandat, sauf pour haute trahison ou crime de guerre.
- Le Premier ministre dirige le gouvernement, est responsable politiquement et peut être démis par le Parlement.


