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Droit des personnes — personnalité juridique

Comprendre la personnalité juridique, ses conditions d’acquisition, les distinctions entre personnes physiques et morales, et les règles de l’absence et de l...

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Droit des personnes — personnalité juridique — Qwi
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1Quelle différence entre une personne et une chose en droit ?
Réponse

Personne → sujet de droit | chose → objet de droit

Seules les personnes sont titulaires de droits subjectifs. Les personnes peuvent exercer les droits qui leur sont reconnus sur les choses.
2Qu’est-ce que la personnalité juridique ?
Réponse

L’aptitude à avoir des droits et des obligations.

Les personnes juridiques sont des sujets de droit. Elles peuvent être titulaires de droits et assujetties à des obligations.
3Quelle différence entre personne physique et personne morale ?
Réponse

Physique → être humain | morale → groupement abstrait

La personne physique est faite de chair et de sang. La personne morale est une entité sans réalité biologique à laquelle le droit reconnaît la personnalité juridique.
4Quelle différence entre les conceptions abstraite et concrète de la personne ?
Réponse

Abstraite → rôle juridique | concrète → protection de l’être humain

La conception abstraite fait de la personne une création technique du droit. La conception concrète rattache la qualité de personne à tous les êtres humains.
5En droit, tout être humain a toujours été reconnu comme une personne juridique.
Réponse

Faux

La conception abstraite permettait de distinguer l’humanité d’un individu de son statut de personne. Le statut de l’esclave en est un exemple.
6Quelles conditions permettent à un enfant d’acquérir la personnalité juridique à la naissance ?
Réponse

Naître vivant et viable.

La naissance seule ne suffit pas. La vie et la viabilité sont deux conditions nécessaires supplémentaires.
7La personnalité juridique commence à la {{naissance}} de l'être humain.
Réponse

naissance

8Comment la doctrine définit-elle la naissance vivante ?
Réponse

L’enfant respire et ses fonctions essentielles sont remplies.

Un simple mouvement ne suffit pas à établir un signe de vie.
9Que signifie la viabilité d’un nouveau-né ?
Réponse

La capacité physiologique de survivre.

La viabilité est appréciée par le corps médical. Des seuils fixes de durée de grossesse ou de poids ont été censurés en 2008.
10Un enfant né vivant et viable acquiert la personnalité juridique même s’il ne vit que quelques secondes.
Réponse

Vrai

La brièveté de la vie n’empêche pas l’acquisition de la personnalité juridique.
11À quoi sert l’adage infans conceptus ?
Réponse

À tenir l’enfant conçu pour né si son intérêt l’exige.

Il permet une fiction de rétroactivité, sous réserve notamment que l’enfant naisse ensuite vivant et viable.
12L’adage infans conceptus s’applique si l’enfant conçu naît ensuite {{vivant et viable}}.
Réponse

vivant et viable

13L’adage infans conceptus peut rendre l’enfant conçu titulaire d’obligations.
Réponse

Faux

L’adage ne peut qu’avantager l’enfant : il peut lui attribuer des droits, mais pas des obligations.
14Quelle différence entre embryon in vivo et embryon in vitro quant à leur protection ?
Réponse

In vivo → respect de l’être humain | in vitro → règles liées à sa vocation

La protection varie selon la localisation de l’embryon et son inscription ou non dans un projet parental.
15L’embryon et le fœtus sont-ils des personnes physiques ?
Réponse

Non, car la naissance n’a pas encore eu lieu.

Ils relèvent de la vie intra-utérine. Le droit peut toutefois leur reconnaître une protection sans leur attribuer la personnalité juridique.
16Quelle différence entre acte de naissance et acte d’enfant sans vie ?
Réponse

Naissance vivante et viable → acte de naissance | sinon → acte d’enfant sans vie

L’acte d’enfant sans vie ne confère pas la personnalité juridique ni ne permet d’établir une filiation.
17Que reconnaît juridiquement l’acte d’enfant sans vie ?
Réponse

Une reconnaissance officielle, sans personnalité juridique.

Il permet notamment aux parents d’inscrire l’enfant sur le livret de famille et de lui attribuer un prénom et un nom.
18Quand une personne perd-elle sa personnalité juridique ?
Réponse

À son décès.

Le décès doit être établi selon des critères médicaux et prononcé par un médecin.
19Le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la {{mort}}.
Réponse

mort

20Le cadavre conserve la personnalité juridique après le décès.
Réponse

Faux

Le cadavre n’est plus un sujet de droit, mais bénéficie d’une protection particulière.
21Quelle différence entre absence et disparition en droit civil ?
Réponse

Absence → décès incertain | disparition → décès probable, corps introuvable

L’absence suppose que la personne ne donne plus de nouvelles sans que sa mort soit probable. La disparition concerne des circonstances mettant sa vie en danger.
22Quelle différence entre présomption et déclaration d’absence ?
Réponse

Présomption → absent réputé vivant | déclaration → absent réputé mort

La présomption d’absence ne dissout pas le mariage et n’ouvre pas la succession. La déclaration d’absence produit les effets du décès.
23Après combien d’années sans nouvelles peut-on déclarer l’absence sans présomption préalable ?
Réponse

Vingt ans.

La déclaration peut aussi intervenir dix ans après la constatation judiciaire de la présomption d’absence.
24Quand le décès d’un disparu peut-il être judiciairement déclaré ?
Réponse

Quand sa vie a été mise en danger et son corps n’est pas retrouvé.

Le jugement déclaratif de décès tient lieu d’acte de décès.

Introduction à la personnalité juridique

En droit, la notion de personne désigne le sujet de droit, c’est‑à‑dire celui qui possède des droits et des obligations. À l’inverse, la chose est l’objet de droit, dépourvu de capacité juridique. Cette distinction fondamentale repose sur les verbes « être » (personne) et « avoir » (chose).

Qu’est‑ce que la personnalité juridique ?

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et d’obligations. Elle transforme un être ou une entité en sujet de droit, capable d’exercer des droits et d’en être tenu responsable.

Personne physique vs personne morale

Deux catégories principales de sujets de droit existent :

  • Personne physique : être humain, constitué de chair et de sang.
  • Personne morale : groupement abstrait, entité dépourvue de réalité biologique, mais reconnue juridiquement comme sujet de droit.

La différence repose donc sur la nature biologique (physique) ou abstraite (morale) de l’entité.

Conceptions abstraite et concrète de la personne

Le droit distingue deux approches :

  • Conception abstraite : la personne est une création technique du droit, un rôle juridique attribué à un sujet.
  • Conception concrète : la qualité de personne est rattachée à tout être humain, mettant l’accent sur la protection de l’individu.

Ces conceptions influencent la manière dont le droit attribue ou refuse la personnalité juridique.

Acquisition de la personnalité juridique à la naissance

Un enfant acquiert la personnalité juridique dès qu’il remplit deux conditions :

  1. Naître vivant : l’enfant doit respirer et présenter des fonctions vitales essentielles.
  2. Être viable : il doit posséder la capacité physiologique de survivre, appréciée par le corps médical.

La simple naissance n’est pas suffisante ; la viabilité doit également être confirmée. Même si l’enfant ne vit que quelques secondes, il possède la personnalité juridique dès que ces conditions sont réunies.

L’adage « infans conceptus »

L’adage « infans conceptus » permet de considérer l’enfant conçu comme né, à condition que la naissance soit vivante et viable. Cette fiction juridique favorise l’intérêt de l’enfant, en lui attribuant des droits, mais jamais des obligations.

Protection des embryons et du fœtus

La protection juridique diffère selon le lieu de développement :

  • Embryon in vivo : situé dans l’utérus, il bénéficie d’une protection liée au respect de l’être humain.
  • Embryon in vitro : développé hors du corps, sa protection dépend de la vocation du projet parental et des règles spécifiques.

Ni l’embryon ni le fœtus ne sont des personnes physiques, car la naissance n’a pas encore eu lieu. Ils peuvent toutefois recevoir une protection sans que la personnalité juridique leur soit attribuée.

Actes d’état civil liés à la naissance

Deux types d’actes existent :

ActeConditionEffet juridique
Acte de naissanceNaissance vivante et viableConfère la personnalité juridique et établit la filiation
Acte d’enfant sans vieNaissance non vivante ou non viableReconnaissance officielle sans personnalité juridique, permet l’inscription du nom et du prénom sur le livret de famille

Fin de la personnalité juridique

La personnalité juridique s’éteint au décès de la personne. Le décès doit être constaté médicalement et prononcé par un médecin. Malgré la fin de la personnalité, le respect dû au corps humain se poursuit après la mort, bien que le cadavre ne soit plus un sujet de droit.

Absence et disparition en droit civil

Le droit civil distingue deux situations lorsqu’une personne est introuvable :

  • Absence : le décès est incertain ; la personne ne donne plus de nouvelles, mais aucune preuve de mort n’est probable.
  • Disparition : le décès est probable, le corps est introuvable, et les circonstances mettent la vie en danger.

Ces notions entraînent des procédures différentes.

Présomption d’absence vs déclaration d’absence

Deux mécanismes juridiques permettent de statuer sur la situation d’une personne :

  • Présomption d’absence : la personne est réputée vivante ; elle ne dissout pas le mariage ni n’ouvre la succession.
  • Déclaration d’absence : la personne est réputée morte ; elle produit les effets du décès, notamment l’ouverture de la succession.

La déclaration d’absence peut intervenir après vingt ans d’absence totale, ou dix ans après une présomption d’absence déjà établie par décision judiciaire.

Déclaration judiciaire du décès d’un disparu

Le décès d’un disparu peut être déclaré judiciairement lorsque la vie de la personne a été mise en danger et que le corps n’a pas été retrouvé. Cette décision équivaut à un acte de décès et permet de régler les conséquences juridiques (succession, dissolution du mariage, etc.).