← Retour aux flashcardsQuick Flashcards

Déontologie et conduite du gendarme

Comprendre la déontologie du gendarme, ses valeurs, règles d’autorité, discrimination, harcèlement et obligations professionnelles, tant en service qu’en deh...

22 cartes~8 min
Déontologie et conduite du gendarme — Qwi
1 / 22

Toutes les flashcards de ce jeu

1Quelle est la définition de la déontologie ?
Réponse

Ensemble de règles ou devoirs guidant la conduite professionnelle

Elle encadre les actes quotidiens pour assurer une pratique irréprochable.
2Le code de déontologie a valeur {{réglementaire}} et fait partie du code de la sécurité intérieure.
Réponse

réglementaire

3Les règles déontologiques s’appliquent uniquement en service.
Réponse

Faux

Elles s’appliquent aussi hors service.
4Différence entre les statuts juridiques du policier et du gendarme ?
Réponse

Policier → statut fonction publique | Gendarme → code de la défense

Leurs statuts diffèrent, influençant les règles déontologiques applicables.
5Quel texte contient une partie spécifique à la gendarmerie (articles R. 434-31 à 33) ?
Réponse

Le code de déontologie

6Quels sont les cinq valeurs militaires mentionnées comme principes déontologiques ?
Réponse

Honneur, discipline, disponibilité, courage, abnégation

7L’esprit de corps de la gendarmerie repose sur le partage d’une {{histoire}} commune.
Réponse

histoire

8L’autorité hiérarchique peut déléguer des ordres uniquement à des subordonnés directs.
Réponse

Faux

Les ordres peuvent être transmis par la chaîne hiérarchique, même indirectement.
9Quand un gendarme peut‑il exprimer ses opinions politiques ?
Réponse

Uniquement hors service et avec la réserve exigée

En dehors du service, le militaire doit respecter le devoir de réserve.
10Qui peut constater un manquement déontologique : le gendarme ou la hiérarchie ?
Réponse

Gendarme → tout gendarme | Hiérarchie → chefs investis de pouvoir disciplinaire

Les pairs peuvent signaler, les chefs peuvent sanctionner.
11Comment la loi définit‑elle la discrimination directe ?
Réponse

Traitement moins favorable qu’une personne comparable

C’est un traitement différencié qui porte atteinte à l’égalité.
12Pour qu’une discrimination soit illégale, il faut trois conditions, dont le {{choix}} entre deux personnes.
Réponse

choix

13Le harcèlement moral nécessite toujours une intention de nuire.
Réponse

Faux

L’intention n’est pas requise ; le comportement suffit.
14Quels sont les trois critères du harcèlement moral ?
Réponse

Agissements répétés, dégradation du travail, atteinte à la dignité

15La différence entre drague et harcèlement réside dans le {{consentement}}.
Réponse

consentement

16Quel est le devoir du gendarme lorsqu’il voit une personne en danger, même hors service ?
Réponse

Intervenir de sa propre initiative pour porter assistance

17Le gendarme peut contrôler une personne uniquement sur la base de son apparence physique.
Réponse

Faux

Le contrôle doit être motivé par un signalement précis.
18Quand la force peut‑elle être utilisée par le gendarme ?
Réponse

Nécessaire + proportionnée | Sinon, privilégier la solution la plus douce

L’usage de la force est strictement encadré et doit répondre à ces deux critères.
19Dans quelles circonstances le port des menottes est‑il justifié ?
Réponse

Lorsque la personne est dangereuse ou risque de s’enfuir

20Le gendarme doit toujours garder le secret professionnel, même hors service.
Réponse

Vrai

La divulgation d’informations confidentielles est interdite en toutes circonstances.
21Le devoir de {{réserve}} impose aux militaires de ne pas exprimer d’opinions politiques en service.
Réponse

réserve

22Quel acteur indépendant peut donner un avis sur une situation déontologique sans jamais punir ?
Réponse

L’IGGN

L’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale est indépendante et ne sanctionne jamais.

Déontologie et conduite du gendarme

La déontologie regroupe l’ensemble des règles et devoirs qui guident la conduite professionnelle des gendarmes. Elle encadre chaque acte quotidien afin d’assurer une pratique irréprochable, tant en service qu’en dehors.

Définition et portée de la déontologie

La déontologie est définie comme l’ensemble de règles ou devoirs guidant la conduite professionnelle. Contrairement à une idée reçue, ces règles ne s’appliquent pas uniquement pendant le service ; elles restent valables hors service, garantissant ainsi une cohérence morale et juridique permanente.

Statut juridique du gendarme

Le gendarme relève du code de la défense, distinct du statut du policier qui appartient à la fonction publique. Cette différence de cadre juridique influence directement les règles déontologiques applicables à chaque corps.

Textes de référence

Le code de déontologie contient une partie spécifique à la gendarmerie, notamment les articles R. 434‑31 à 33. Ces articles détaillent les obligations propres aux gendarmes et complètent le cadre général du code de la sécurité intérieure.

Valeurs militaires comme principes déontologiques

Les cinq valeurs militaires sont au cœur des principes déontologiques :

  • Honneur
  • Discipline
  • Disponibilité
  • Courage
  • Abnégation

Ces valeurs forment l’esprit de corps de la gendarmerie, reposant sur le partage d’une histoire commune.

Autorité hiérarchique et transmission des ordres

Il est faux de penser que l’autorité hiérarchique ne peut déléguer des ordres qu’aux subordonnés directs. Les ordres peuvent être transmis à travers la chaîne hiérarchique, même de façon indirecte, assurant ainsi la continuité du commandement.

Liberté d’expression et devoir de réserve

Un gendarme ne peut exprimer ses opinions politiques que hors service et avec la réserve exigée. Le devoir de réserve impose aux militaires de ne pas manifester d’opinions politiques pendant l’exercice de leurs fonctions, afin de préserver la neutralité de l’institution.

Contrôle et signalement des manquements

Le contrôle des manquements déontologiques implique deux acteurs :

  • Tout gendarme peut constater un manquement et le signaler.
  • La hiérarchie, composée de chefs investis de pouvoir disciplinaire, peut sanctionner les faits constatés.

Discrimination et harcèlement

La loi définit la discrimination directe comme un traitement moins favorable qu’une personne comparable. Pour qu’une discrimination soit illégale, trois conditions sont requises, dont le choix entre deux personnes.

Le harcèlement moral ne nécessite pas d’intention de nuire ; il suffit que le comportement soit répété, entraîne une dégradation du travail et porte atteinte à la dignité de la personne. Les trois critères du harcèlement moral sont donc :

  1. Agissements répétés
  2. Dégradation du travail
  3. Atteinte à la dignité

La différence entre drague et harcèlement repose sur le consentement. Un comportement devient harcèlement lorsqu’il n’est pas consenti et qu’il crée un environnement hostile.

Obligations d’assistance et secret professionnel

Le gendarme a le devoir d’intervenir de sa propre initiative pour porter assistance à une personne en danger, même hors service. Cette obligation d’assistance s’applique indépendamment du statut de service.

Le secret professionnel est impératif : le gendarme doit toujours garder la confidentialité des informations, même lorsqu’il n’est plus en service.

Utilisation de la force et des menottes

L’usage de la force par le gendarme doit être nécessaire et proportionné. En l’absence de ces deux critères, la solution la plus douce doit être privilégiée.

Le port des menottes est justifié uniquement lorsque la personne représente un danger ou risque de s’enfuir, assurant ainsi la sécurité du public et du personnel.

Contrôle des personnes

Un gendarme ne peut pas contrôler une personne uniquement sur la base de son apparence physique. Le contrôle doit être motivé par un signalement précis ou des circonstances objectives, garantissant l’impartialité et le respect des droits fondamentaux.

Acteur indépendant de conseil déontologique

L’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (IGGN) constitue un acteur indépendant capable de donner un avis sur une situation déontologique sans jamais prononcer de sanction.

En résumé, la déontologie du gendarme repose sur un ensemble de règles, de valeurs et de principes qui assurent la légitimité, la neutralité et le respect des droits fondamentaux, tant en service qu’en dehors.